Lettre à Maud (4)

(…)

Maud, cette lettre sera peut-être sans réponse pour mille raisons.

Parce que vous me prendrez pour un fou, un taré, un obsessionnel, un dépravé, un homme déviant, instable, immature, dangereux, par ce que vous considèrerez que vous ne ressentez rien de cela, parce que je peux ne pas vous plaire, parce que je me suis fait tous les films du monde et que je suis rêveur et naïf, parce que vous êtes mariée, parce que je me trompe de femme, que vous n’avez aucune envie de vous investir dans une relation que je ne saurais définir, parce que nous n’habitons pas la même ville, parce que j’entretiens de nombreuses relations, parce que j’aime l’idée du sexe débridé, l’idée que l’osmose peut nous conduire à la luxure, à la transgression, parce qu’aimer c’est aussi savoir explorer à deux les ombres qui gisent en nous, parce que je suis un homme quelconque, au physique quelconque, aux passions quelconques, parce que vous, vous êtes la vie, la force, la vitalité, l’éros qui enchante le monde, oui vous pouvez choisir chacune de ces raisons pour ne rien me répondre ou pour me jeter.

Mais je ne veux plus me cacher, je ne veux plus vivre cette dernière scène du restaurant où je regrette amèrement de ne pas vous avoir proposé de rester avec moi, où je me retrouve seul comme un con à rentrer chez moi alors que j’apprendrais le lendemain qu’en rentrant à votre hôtel avec Sonia vous avez fini par aller faire une belle fiesta dans un endroit qui avait tout les airs d’un club libertins.

Maud, j’aimerais pouvoir être à vos côté. M’endormir nu contre vous, mon buste contre votre dos, mon sexe contre vos fesses charnues, une main sur votre poitrine délicieuse, mon visage dans le parfum de votre cou. Maud, j’aimerais me réveiller, ne serait-ce qu’une nuit en bandant contre vous, glisser mon sexe entre vos lèvres et vous réveiller ainsi doucement lentement, croître de plus en plus en vous, vous emmener du rêve à la réalité, repartir avec vous dans le rêve.

Maud, soyons à nos côtés.

Bien à vous

R.

Pourquoi ai-je suivi Sonia ce soir-là ? Je pense que c’est plus par frustration et dépit que par envie.
Je vous ai vu partir de votre côté, avec un « au-revoir » des plus classiques lorsque vous vous êtes tourné vers moi et là une rage indicible s’est invitée dans mon esprit.
Ce que j’ai ressenti en votre compagnie, je ne l’ai pas inventé, je le sais. Je vous voyais si bien faire le chemin avec moi, discutant de mille sujets pendant que les rues de Paris auraient défilé sous nos yeux, par les fenêtres du bus que nous aurions empruntés pour retourner dans l’arrondissement qui abritait mon hôtel. J’imaginais parfaitement la montée des marches en silence, vous derrière moi, l’intensité de votre regard perceptible malgré mon dos tourné. Je sentais déjà votre main me plaquer au mur avant même que j’aie pu introduire la clé dans la serrure de la porte, votre visage s’enfouissant dans mon cou et une de vos jambes entre les miennes. Je suffoquais déjà d’être maintenue ainsi par la seule force de votre désir, alors que le mien aurait littéralement dégouliné, en moi, de moi… A la place de cette douce torture sensuelle, j’ai dû me coltiner quelques lourdauds qui n’ont jamais compris pourquoi mon humeur était tellement maussade ce soir-là.

Une fois rentrée à mon hôtel, très tard, j’ai tout de même pensé à vous, tendrement puis de manière érotique… pour finir par être complètement pornographique. Moi, debout, le buste penché sur mon lit une place, le bas entièrement dévêtu, mes seins sortant de leur écrin de tissu et ballotant au rythme de vos coups de rein, silencieuse parce que vous m’en auriez donné l’ordre, me mordant les lèvres si fort pour ne rien laisser filtrer que des perles de sang auraient fini par s’annoncer doucement, relâchant d’un cri toute la tension ainsi accumulée, au simple son de votre voix, comme vous me l’auriez commandé « ne soupirez que lorsque vous m’entendrez ». C’est à l’évocation de ces mots que j’ai joui, fort, bruyamment et abondamment.

Je n’ai pas seulement envie de vous. Je suis assoiffée de vous, affamée de vous, vide de vous. Remplissez-moi, je vous en prie, venez en moi, invitez-vous dans mon âme, habitez mon corps, investissez mes tripes. Vous le savez, je suis à vous.

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Lettre à Maud (3)

(…)

Oui, Maud, je ne veux pas me cacher de ce que j’aime. Par cette lettre vous me découvrez, un peu fou, très, trop peut-être ? Par cette lettre, je m’offre à vous sans ombre. Vous prendrez peur sans doute. Mais j’en ai marre de garder pour moi ce qui me touche, je veux rendre et dire ce qui me touche. Maud, vous me touchez. Vous m’avez touché lorsque vous avez choisi de vous installer en face de moi, cela n’était sans doute qu’un hasard, mais je l’espérais tant que mon cœur a fait un bond et mon visage neutre a dû rayonner d’un vaste sourire. Et notre discussion qui ne concernait que nous.

Les autres parlaient de travail, nous participions peu à la conversation, nous faisions quelques grimaces entendues pour protester ou souligner la parole de l’un ou de l’autre. Connivence simple, naturelle. Maud, voilà plusieurs semaines que nous nous écrivons, toujours au sujet du travail, pourtant il y a toujours un échange sur nos vies respectives, sur ce que nous sommes. Nous avons conservé cette simplicité et j’ai envie de vous confier ce désir irrépressible d’être avec vous.

J’y pense fréquemment. J’espère vos messages. J’espère aussi étonnamment vos silences car je sais que même s’ils peuvent être longs, ils seront un jour rompus par vos mots, et que ces mots je les accueillerai toujours avec espoir. Hier, nous avons fait notre réunion Skype et votre débardeur m’offrait un merveilleux décolleté. Je me suis retenu de vous demander de sortir vos seins de votre débardeur, de les caresser, de me montrer comment vous les caresseriez si vous étiez seule chez vous.

Il y avait un miroir sur le côté de votre étagère et je vous ai imaginé un gode de belle taille fiché dans votre cul démoniaque, un autre enfoui dans votre chatte baveuse, vous sur votre lit, au dessus de votre miroir, vous baisant dans un rodéo endiablé. Maud, cela ne vous étonnera pas, mais je jouis de vous depuis des semaines. Certaines nuits me conduisent à jouir dans mes rêves et de constater dans un demi sommeil que mon éjaculation était bien réelle.

Maud, tout chez vous me donne envie de vous baiser, de vous aimer, de vous attendrir, de prendre soin de vous, de vous malmener, de vous prendre. Tout chez vous me donne envie de me laisser aller, de m’offrir à vous, que vous me baisiez aussi, profondément. Je me suis pris hier soir sous la douche. J’ai regardé des vidéos de femmes enculant des hommes et je me suis vu sous vos assauts.

Votre bassin qui imprimait un rythme doux, qui venait me chercher dans les profondeurs, alors j’ai cherché un objet capable de me donner se plaisir et vous m’avez pris, en douceur, chaque entrée nouvelle venait m’ouvrir plus profondément encore. C’était tendre et fou, beau et décadent. Tout chez vous me fait osciller entre animalité débridée et tendresse infinie.

(…)

Pourquoi l’air ambiant était-il si chaud ce soir-là ? Pourquoi les phrases que l’on m’adressait ne s’imprimaient pas dans mon esprit ? Pourquoi devais-je repousser sans cesse cette image de moi assise sur le bord du plan-vasque des toilettes, le pantalon au sol, votre tête entre mes jambes et moi qui râle, râle…  alors que vous me parliez de choses et d’autres, mais surtout de « choses ». Etait-ce de la télépathie ? Votre propre envie que je percevais en moi ce soir-là ? Notre correspondance dans les jours qui ont suivi, rafraîchissante, prometteuse, m’a amenée sur un chemin bien agréable, celui de la découverte d’un homme simple, aux goûts éclectiques dans de nombreux domaines, et doté d’une curiosité sans bornes, qui m’a fait peur autant qu’elle m’a séduite.
Nos séances de travail qui se suivent sans jamais se ressembler nous donnent des occasions de nous offrir mutuellement des petites attentions, je m’en rends bien compte. Je sais aujourd’hui que vous n’avez pas mis votre chemise jade aux revers fleuris, les boutons du haut négligemment défaits, par hasard. Comme j’ai porté ce débardeur marine pour offrir à vos yeux gourmands une vue plongeante sur une partie de mon anatomie que vous semblez fort apprécier.
Comment vous décrire mon état lorsque nous échangeons ses regards qui sont tout sauf professionnels lorsque nous travaillons ensemble à distance ? Comment vous expliquer que mon intimité est complètement à vous dans ces moments-là, palpitant au rythme de vos mots, en accord avec vos mouvements. Comment vous aidez à imaginer la sensation de noyade que vos doigts vous donneraient immédiatement si vous veniez vous aventurer par là ?
Mon con vous goberait tout cru, se contracterait sur vos phalanges, pendant que je laisserais mes mains vagabonder sur votre corps, haletante de désir et de plaisir, vote bouche goûtant la peau de mon cou. J’aurais des envies de possession comme d’abandon, des envies de vous surprendre comme de vous obéir… Dites-moi, demandez-moi, ordonnez-moi, je suis à vous…

Lettre à Maud (2)

(…)

Nous avons pris le chemin du restaurant, j’ai dû suivre le groupe, contraint. Vous vous étiez toujours au téléphone, derrière nous, plus nous avancions et plus vous preniez du retard. Sonia me tenait la patte, me parlait de je ne sais plus quoi. Mon dieu comme j’ai eu envie de la planter là pour vous attendre. Mais enfin, cela ne se fait pas. J’espérais au fond de moi que je vous retrouverai en face de moi au restaurant. Je me prenais même à imaginer qu’il n’y avait pas suffisamment de place et que nous nous trouvions tous les deux isolés à une table à l’écart. Scénario guère plausible, je vous l’avoue.

Marc est un bon logisticien, il sait choisir les restaurants et veiller à ce que tous nous puissions y trouver notre compte. Justement, Marc, lui avait su se faire oublier, parti après nous, je le voyais maintenant à vos côtés. Marc, tu n’as pas le droit. Maud, imaginez comme je l’enviais ! Lui, le beau mec, typé méditerranéen, sans doute un corps finement dessiné, plein d’assurance et moi qui ne savait que faire, comment faire, qui imaginais toutes sortes de possibilités sans oser en saisir une.

Je me retrouvais l’instant d’une pensée devant le sas des toilettes du restaurant, à genoux sur le sol en train de lécher copieusement votre sexe frémissant. Ou sentant votre pied appuyer sur le tissu de mon costume de soie, à cet endroit précis qui irradie mon cerveau et mon corps. Et si je vous suivais aux toilettes sans que vous ne vous en rendiez compte ? je griffonnerai mon numéro de téléphone personnel et le glisserai sous la porte anonymement, espérant que vous soyez curieuse de découvrir celui qui se cache derrière ce petit papier.

Et si tout simplement, à l’issue du repas je vous proposais de prendre un verre avec moi, de vous raccompagner à votre hôtel ? Mais d’autres se grefferaient sans doute à nous, imaginez si vous aviez fait suivre l’invitation, cette torture que vous m’auriez infligée. Alors j’ai préféré ne rien faire, me dire qu’il fallait que j’attende, que cela passerait. Après tout, ne suis-je pas un peu fou à me laisser aller, à me sentir attirer par une femme tant par le cœur d’aimer que par le désir de baiser, une femme que je ne connaissais pas avant ce début d’après midi ? Oui, je vire midinette, cela ne devrait pas me correspondre, moi qui aime posséder, prendre mon dû, dominer les femmes.

(…)

Comme je l’ai jalousé, cette blonde aux talons aiguilles qui se pavanait à vos côtés pour accaparer votre attention !
La tête baissée, toute à ma discussion, une main a attrapé mon poignet et pendant une seconde, le coeur serré, je m’attendais à vous voir en relevant les yeux. C’est le sourire ravageur de Marc, qui a accueilli mon visage surpris. Ce n’était pas vous, non, c’était Marc, qui me tourne autour depuis un moment déjà, ne comprenant visiblement pas que tous les muscles du monde ne pourraient venir à bout de l’aversion que j’ai pour les bellâtres trop sûrs d’eux. Et son savoir-faire d’organisation de nos repas d’entreprise n’y change rien.
Alors que nous avançons tranquillement vers l’établissement que Marc a soigneusement sélectionné pour ses mets délicieux et sa bonne ambiance, je vous vois tenir la porte et Sonia vous précéder dans le restaurant. Oh ! Serait-ce un regard jeté à la volée avec un petit sourire en coin que j’ai aperçu lorsque vous avez tourné la tête vers moi avant de vous engouffrer à la suite de votre compagne blonde du moment ?
Cette petite joie intérieur m’amène sur des terrains glissants… glissants comme ma vulve qui très rapidement gonfle à l’évocation de ce qui aurait pu suivre ce regard. Un genou collé au mien, ma main qui frôle un tissu, un souffle dans mon cou pendant que vous m’aidez à retirer ma veste, une escapade aux toilettes pour découvrir le goût de votre bouche, l’odeur de votre peau, la douceur ferme de votre main, le son aphrodisiaque de votre voix au creux de mon oreille… et vous sentir bander comme un cheval dans ma main qui prendrait le temps de soupeser la tension qui crisperait votre corps tout entier… Mais je m’égare, le dîner touche à sa fin, et il est temps pour chacun de regagner ses pénates.

(…)

Lettre à Maud (1)

Maud,

Vous ne pouvez vous imaginer l’émoi qui a été le mien tout à l’heure au dîner. Toute cette après-midi, j’ai eu envie de poser sur vous le regard d’un homme touché par votre simplicité, votre énergie, ce mélange entre douceur et force, le regard d’un homme qui au fil des heures passées à vous écouter parler commençait à s’imaginer pouvoir coller son corps contre votre peau dénudée.

Vous ne pouvez imaginer Maud à quel point, à l’issue de notre après-midi de travail, j’espérais pouvoir rester auprès de vous. J’en étais fébrile, les collègues me parlaient sans que je ne sois capable d’être attentif à ce qu’ils me disaient. Vous étiez en retrait du groupe, au téléphone, vous étiez expressive, totalement à ce que vous faisiez, et pendant que les autres me parlaient, moi je restais le regard posé sur vous, sur votre visage.

Je suis descendu sur vos seins, ces seins que je devine lourds et doux comme du satin. Ces seins que j’imagine déjà prendre à pleine bouche pour les téter goulûment, les saisir dans mes mains et vous téter à tirer votre peau douce au fond de ma bouche. Maud, vous n’imaginerez jamais que mon sexe s’est mis à grossir alors que j’étais dans ce hall impersonnel, assailli par les collègues mais tout à mes rêveries de vous.

Je n’ai rien montré de tout cela, mais avez-vous toutefois ressenti comme j’avais envie de vous ? Non pas uniquement de vous au sens strictement charnel, mais de vous aussi par l’esprit, vous connaître, vous apprendre, vous comprendre, vous découvrir, m’émerveiller de la femme que vous êtes, vous offrir ce qui me porte, les lieux que je côtoie, les paysages qui m’environnent. Je crois que cela pourrait se résumer en quelques mots qui disent tout « être à vos côtés ».

(…)

Vous, cet ailleurs qui est en moi depuis que nous nous sommes rencontrés.
Je vous observe depuis quelque temps et sens bien qu’un lien particulier se crée entre nous.
Vous savez, chaque mouvement de la journée a été orienté vers vous et ma tenue soigneusement choisie pour aguicher vos sens, nos contacts virtuels ayant largement aiguisé les miens. Et pourtant, si je perçois une envie sourde, lointaine, je ne peux y associer un seul geste, un seul regard de votre part, de quoi devenir folle.
Lorsqu’un appel m’a éloignée du groupe, c’est avec dépit que je me suis détachée de la troupe en marche et que j’ai tenté, vainement, de me concentrer sur ma conversation. La poitrine en avant, mise en valeur par ce décolleté que je vous ai vu reluquer lorsque nous nous sommes présentés tout à l’heure, je tentais malgré tout de rester à portée de vos yeux, pour capter ne serait-ce qu’un coup d’oeil de votre part.
Vous savez, cette énergie sexuelle totalement folle qui m’envahit quand je pense à vous, que je suis à vos côtés, sans que je puisse l’expliquer… c’est très étrange pour moi ! Une énergie aux fantasmes débridés, aux images crues, aux langages grossiers, à des références que je n’ai pas et dont je ne connais absolument pas l’origine. Si ce n’est ce que vous m’inspirez.

(…)

Excitation par les mots (1)

Envie de poser ma main sur ta gorge
T’es yeux dans les miens, je me nourrirais de tout ce que tu exprimeras

Voilà les mots sur lesquels je me suis endormie hier soir, les cuisses refermées sur une humidité certaine. C’est avec ces mots qui résonnaient encore en moi que j’ai accueilli la main qui me cherchait ce matin. Elle s’est faufilée entre mes jambes, ont cherché la moiteur de mon intimité et se sont activées pour me faire réagir. Une de ses mains m’a retournée sur le ventre pendant que l’autre tenait un foulard. Mes deux poignets se sont rapidement retrouvés entravés, collés contre mes reins.

Je l’ai entendu fouiner dans le sac magique, à la recherche du lubrifiant sûrement, mon cul offert à ses yeux ne pouvant manquer de lui donner des idées d’exploration. J’ai rapidement senti le liquide froid couler et être étalé pour faciliter l’entrée d’un doigt. Je me suis tortillée en repensant aux mots lus la veille, poussant une exclamation lorsque le plug s’est enfoncé profondément dans mon cul. Le foulard contraignant mes mouvements m’a excitée et j’ai mouillé encore plus.

Il a posé une main sur ma tête et glissé les doigts de l’autre dans mon con, dans le paradoxe que j’aime tant, avec douceur et sans ménagement. Il a préparé le terrain très vite et est entré en moi sans prévenir, dans la position que nous affectionnons particulièrement, pour les sensations qu’elle procure et l’excitation extrême qu’elle fait monter. Ma jambe gauche repliée, lui à califourchon sur l’autre, il m’a prise profondément, avec force, faisant cogner le plug anal à chaque mouvement de bassin. Ses doigts se perdaient dans mes cheveux, qu’il tirait pour me faire gémir, en rythme.

Il est parti très rapidement, car il sait que ce matin-là, j’avais envie de l’entendre râler, de le sentir se répandre en moi, puis de me faire plaisir en mêlant mes doigts à son jus, me branlant pendant qu’il me baisait avec un autre jouet, le noir sûrement, pour me sentir pleine quand je jouirai, prise de partout. Ca n’a pas tardé pas, mue par les mots lus la veille, des images plein la tête et son odeur dans mes narines, c’est fort et bruyamment que je suis arrivée, secouée de spasmes libérateurs.

Envie… (3)

Envie de te sucer, là, maintenant.

Il nous faut nous organiser pour que tu puisses venir assouvir tes envies… Me rejoindre dans l’arrière-salle pendant que je t’attends, queue dressée…

On fera avec les contraintes logistiques et j’attendrai sagement que tu me la mettes dans la bouche quand tu en auras envie…

J’aime les images que tu m’inspires alors que la salle est comble…  Vive le bureau.
J’ai envie de toi.

Un jour de formation… et de sms…

J’ai juste envie de toi, là, maintenant…

Seulement là, maintenant ? (bon, c’est malin, je suis en public moi…)

Oui, encore plus là maintenant, envie de prendre en bouche le sexe que je viens de voir dressé…

Toi, tu tiens vraiment à ce qu’on me voie bander… heureusement que le film les captive… (je voudrais déchirer ce décolleté qui emplit ma mémoire)

Mmmhhh, que j’aime les mots que tu emploies… J’avoue que de te faire de l’effet est le but recherché… c’est de ta faute, fallait pas m’exciter ! Tu imagines, ma langue glisser le long de ta queue, en happer le sommet…

(c’est réussi…) et imagine mes mains glissées dans tes cheveux, caressant, encourageant, te maintenant aussi, pendant que mon orteil s’insinue entre tes cuisses…

Le bout de ton pied qui s’invite dans mes fluides, ta main qui rythme la cadence de mes lèvres, je t’engloutis, loin, goulûment, à l’affut du moindre gémissement, m’aidant de mes doigts sur tes rondeurs pour te faire grimper d’un cran (diable que j’aime te sucer…)

Délicieux partage entre l’abandon, ma queue entre tes lèvres, et le contrôle, ne serait ce que pour empêcher ma jambe de trembler et laisser mon pied entrer plus avant en toi, dans ta chaleur et ta moiteur, regrettant dans un soupir de ne pouvoir y plonger ma langue…

Profite de ce moment, sens ma langue s’activer autour de toi, tu auras bien le temps de venir me goûter alors que tes mains sur moi auront augmenté le miel à déguster… Entends le plaisir que je prends quand tu pénètres ma bouche…

Oui, continue à gémir, tu m’excites et me donnes envie d’aller plus vite, plus loin dans ta gorge, d’agripper tes seins et les sortir de ton décolleté, presque violemment…

(je suis en feu… et en eau) mon sexe se contracte quand je te sens aller si loin en moi, mon corps crie son envie d’être possédée, je me liquéfie littéralement, ambivalence entre le désir de te faire jouir et le plaisir de multiplier les échanges…

De même, l’envie de jouir dans ta bouche et celle de te renverser pour posséder ton sexe se succèdent et se mélangent… je m’allonge et attire à nouveau ta tête d’une main, tandis que l’autre investit enfin ta grotte brûlante… (et moi donc, à cet instant, je suis en train de me caresser, trop envie de toi…)

(j’allais justement te le suggérer… raconte moi) la simultanéité de mon plaisir anal et de mon plaisir oral m’enflamme, mon bassin ondule sous ton assaut, j’accélère mon mouvement autour de ta queue…

(tu pourras même le voir, mon amour, adossé au mur, les jambes un peu fléchies, la main autour de ma queue… vite… vite) ma respiration s’accélère, mes doigts te fouillent, partout à la fois, titillent, creusent,  je sens mon plaisir qui monte (en vrai aussi d’ailleurs…)

(toi alors ! tu n’as pas idée de l’état dans lequel tu me mets) la sensation de t’appartenir m’envahit en te sentant partout à la fois, j’arrache ma bouche avec regret pour la souder à  la tienne, ton doigt toujours dans mon cul, je te supplie « prends-moi »

(ma main attrape le chambranle, joli mot… bientôt…) et presque à regret aussi je laisse ta bouche abandonner ma verge, te repousse un peu fort… j’attrape tes mains pour les bloquer dans ton dos, à ma merci, et m’enfonce en toi alors même que ton visage touche à peine le matelas…

(je commence à avoir du mal à donner le change… t’imaginer, là… mmmhhh) passé le hoquet de surprise, je laisse échapper un long râle, m’ouvre encore plus sous l’effet de tes mains sur les poignets, que tu délaisses pour mes cheveux et me monter avec fougue…

Oui mon amour, cambre toi et utilise tes mains maintenant libres, caresse toi, branle toi pendant que je te prends… (presque…)

(c’est bon de te savoir en proie au plaisir) pas besoin de beaucoup de stimulation pour faire monter la pression, envie que tu jouisses, je donne les coups de rein libérateurs…

Je ne résiste pas si toi aussi tu t’y mets, traitresse… Mes ongles se plantent dans ton cul tandis que je me laisse aller en haletant ton prénom… (alors tu peux m’imaginer y succombant… tu me fais faire de ces choses…)

C’est parce que je t’aime… tout comme j’aime te sentir prendre ton pied en perdant pied, justement…

Et tout comme je t’aime et j’aime me perdre en toi… Mon amour… Merci…