Et plus, si affinités…

Une amie, une simple amie. A force de se voir, de se retrouver seuls, mon cerveau-sexe n’a pas résisté longtemps avant de la tenter.

(J’ai tellement envie de lui… mais je ne peux pas. Non, ce ne serait pas raisonnable…)

Elle a résisté, un peu, de moins en moins. J’ai eu accès à ses cuisses, pas plus haut, et enfin un baiser, comme pour me calmer.

(Si je pouvais, si seulement je pouvais le laisser prendre ma bouche à nouveau. M’abandonner dans ces bras, juste une fois…)

Mais la suite ne laissait plus de doute. A la rencontre suivante, ma bouche s’est faite gourmande sur sa peau, des frissons la faisait trembler aux endroits stratégiques, érogènes au possible.

(Enfin, la délivrance d’une attente trop longtemps maintenue… mais comment fait-il pour me faire vibrer de la sorte ? Comment devine-t-il « mes » points fébriles ?)

J’ai toujours été étonné de voir leurs endroits varier d’une femme à l’autre. Une vraie découverte chaque fois. Cela donne envie d’en découvrir davantage, et chez d’autres conquêtes. Les hommes sont-ils plus basiques ? Le seul effet sur mon corps était mon sexe, dur, contraint dans ces jeans.

(L’envie de lui rendre la pareille m’étreint, mais le laisser faire est aussi divin que de lui donner du plaisir… il m’entreprend d’une manière si particulière…)

Ma langue sur ses seins l’électrisait, sa main, ses doigts s’enfonçaient dans ma peau à chaque succion. Elle m’a entrainé vers le lit, pour être plus confortable, s’est découverte avant moi.

(Il a réussi à me faire sortir de ma réserve déjà bien entamée, je ne lui en veux pas, non, au contraire, je veux m’offrir, tout lui offrir…)

Et c’est ainsi que je me suis occupé d’elle, torse nu devant sa beauté crue. Je ne savais plus ou donner de la tête, des mains, des doigts, de la langue. Elle était là, partout, jusque sur mon visage où elle a coulé pendant de longues minutes d’excitation extrême.

(Les vannes sont ouvertes, avec un tel doigté, un tel savoir-faire, il ne pouvait en être autrement… vivre l’instant, le sentir sur ma peau, le sentir au creux de ma main, au creux de moi…)

Elle m’a souri, débouclé ma ceinture pour libérer ce sexe devenu si sensible. Problème, énorme : pas de capote, pas de pilule. Pas prêts pour repeupler l’humanité, c’était notre dernier souci.

(Aucune précaution… normal, aucune préméditation, ou si peu. Qu’à cela ne tienne, allions mon excitation à mon désir, je vais le prendre au creux de moi quand même, mais…)

Sa main douce, ses lèvres chaudes, sa bouche humide n’ont eu aucune peine à me faire exploser. Pas de frustration du plaisir avec la question « dedans ou dehors » pendant qu’elle me suçait de façon divine, si douce, langue étant partout autour de mon gland. « Préviens moi » m’a-telle annoncé avant de l’engloutir. Et son corps, le mien, les draps, s’en sont chargés. Fin de l’acte 1. Elle a pris la direction de la salle de bain. Son corps nu de dos, une invitation à finir la pièce.

(Je crois avoir pris autant de plaisir à le prendre dans ma bouche que lui a sentir mes lèvres autour de son membre, alors qu’il était au bord de l’orgasme… j’aime son goût, j’aime sa peau, de la plus exposée à la plus intime… j’ai encore envie de lui.)

Elle n’a jamais pensé la remettre à plus tard. Ses mains, sa bouche se sont chargées de la continuer. Jouir sur son sexe, ses lèvres ouvertes, de ma semence chaude lui provoquant d’autres tremblements, à défaut de pouvoir la pénétrer. Les actes suivants se sont enchainés au cours de la nuit. Entre caresses et assoupissement. Mais la frustration toujours présente.

(Le faire jouir à plusieurs reprises est tout simplement délicieux… mais je le veux au fond de moi, le sentir m’investir, de toute sa puissance, de toute son ardeur, de toute son excitation… je me sens féline, animale, en chaleur…)

Acte final. Sa main sur mon membre, lassée de ne pouvoir le sentir en elle, elle s’est lâchée. Après toutes les jouissances, la crainte de passer pour une salope se sont envolées. Ou alors était-ce le plaisir de passer pour une salope. Je ne sais pas. Je ne me suis jamais posé la question.

(Au diable les convenances, je veux être à lui, qu’il me possède, je suis prête à tout, même à ce que je n’ai pas l’habitude d’offrir aux premières rencontres. Qu’importe, je sais qu’il fera bon usage de ce que je m’apprête à lui donner, je sais qu’il saura y faire…)

« Puisqu’on n’a pas le choix » a-t-elle dit en se retournant à quatre pattes, pointant mon sexe sur son anus, poussant ses fesses contre moi, assurant une pénétration jusqu’à la garde en laissant échapper un « Oh que c’est bon ».

(J’en avais la certitude… il a pris possession de moi avec force et douceur…)

« Que c’est bon… que c’est bon » accompagnaient mes coups de reins. Je la devinais dans la pénombre, la tête dans l’oreiller, le dos cambré, le cul bien offert à mes mains, à mon sexe. Et je me suis enfin déversé en elle cette nuit, d’une jouissance plus forte que les autres. Comme un point culminant avant le dénouement, avant un repos à l’aube, avant un café les traits tirés mais les yeux brillants.

(Je ne sais pas ce que nous réserve l’avenir et franchement, je m’en moque… cette nuit spéciale et intense restera à jamais gravée dans ma mémoire… et ailleurs.)

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9 réflexions sur “Et plus, si affinités…

  1. Répondre à l’attente …
    C’est l’art de la séduction et ensuite celui des jeux de peau !
    Nous ne saurons jamais totalement, à l’instant T, ce que pense l’Autre, mais le feeling fait souvent bien les choses pour que l’union fasse la force d’étreintes inoubliables …
    Je note au passage cette voie récurrente qui mène à la jouissance ! 😉
    Bel excecice de style Succuba.

  2. Délice du moment.
    Je ne serai pas celle qui jettera la pierre…Ho non…
    Comment faire pour être « raisonnable » dans de tels instants?
    Quand on n’est plus qu’un corps qui exulte toute sa rage de jouir, alors rien ne peux nous arrêter….
    C’est bon et c’est beau
    Ps : et sans vouloir casser l’ambiance, deux trois présos au fond du sac au cas où….parce qu’un instant de bonheur peut nous couter si cher….
    Bises douces

  3. Millie, c’est tout à fait ça.

    Philo, la jouissance connait des voies parfaitement pénétrables, en effet…

    Comme une image, et tu t’y connais, en récit croisé…

    Miss Anis, oui, l’arme ultime pour aller jusqu’au bout de nos envies… ah, ces femmes qui changent de sac à main sans jamais penser à tout transvaser…

    tite fourmi, pourquoi supposer ? le mieux est de le vivre 😉

    waid, turgescent, oui !

    Oxanne, merci pour ce compliment qui me va droit…

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