Envie… (2)

Elle enfonce la clé dans le trou de la serrure, tourne, mais rien ne se passe. Il est déjà rentré. Un petit sursaut de plaisir agite son coeur et ses entrailles. La chaleur commence même à poindre. Elle range ses clés dans son sac et pose la main sur la poignée, visualisant son cher et tendre de l’autre côté de la porte, puis ouvre.

Le silence règne dans la maison. Pourtant, elle est bien sûre qu’il est là. Pour preuve, sa mallette est dans l’entrée, ainsi que ses chaussures, jetées négligemment au bas de l’escalier. Elle sent même les effluves de son eau de toilette mélangée à l’odeur de sa peau flotter dans l’air. Elle hume profondément l’air en fermant les yeux.

Fin de la parenthèse enchantée, une main vient se plaquer contre sa bouche, une seconde sur ses yeux. Elle se sent poussée contre le mur et une bouche mouille son cou à toute allure. La main posée sur ses yeux va sauvagement se nicher dans sa chevelure, alors que celle qui était sur sa bouche se retrouve en train de pétrir son sein droit.

Elle gémit, elle ne peut pas parler, ses lèvres sont soudées à celles de son ravisseur du moment. Les langues se délient, s’activent férocement l’une conte l’autre, dans un brouhaha de gémissements féminins et de souffle masculin de plus en plus rauque, à la limite du râle. Son sein finit par lui faire mal, mais elle n’ose bouger, totalement sous l’emprise de son partenaire.

Il s’écarte de façon soudaine pour planter son regard dans les yeux de sa belle, tout en détachant avec fermeté la ceinture qui orne son pantalon en toile. Le tissu glisse le long de ses jambes, découvrant un boxer tendu par l’excitation. Il se caresse, un sourire carnassier aux lèvres, le regard ombrageux toujours rivé sur le visage de la jeune femme.

Elle reste immobile, comme interdite, le souffle court, les bras le long du corps, toujours adossée au mur, en attente, soumise. Il finit par baisser son sous-vêtement, sa queue jaillissant droite comme un piquet, gonflée de désir. Il s’approche alors à pas lents, pour ne pas tomber, son pantalon toujours en place autour de ses chevilles.

A proximité de la jeune femme, il l’attrape par le bras, l’attire à lui et l’embrasse de nouveau fougueusement. L’une de ses mains vient se poser sur la tête de sa partenaire, la forçant à s’agenouiller sans ménagement. Elle se retrouve nez à nez avec un sexe armé d’une envie ardente, comme prête à lui dévorer le visage.

Elle hésite une seconde entre l’engloutir sans préavis ou vivre l’ambiance qui s’est installée depuis son arrivée chez elle, mélange de soumission et d’histoire sans paroles. Elle décide de ne pas bouger pour le moment. Il sera bien temps de prendre des initiatives plus tard. Tête mi-baissée, elle regarde les genoux de son partenaire, puis voit le sexe qui la narguait tout à l’heure commencer à lui peindre le visage au liquide séminal.

Il mouille déjà. Nul doute qu’il avait du préparer son scénario depuis un moment. Son sexe, raide et nerveux, n’en était pas à ses premières minutes d’érection. Les gouttes transparentes s’étalent maintenant sur ses joues, alors que la queue bien bandée redessine les contours de son visage. Elle s’attarde un instant sur le front, cherchant un orifice imaginaire, puis dans le creux de l’oeil prudemment fermé, pour glisser le long d’une narine et finir son chemin contre des lèvres closes.

Elle insiste, commence à vouloir fouiller en entrouvrant les lèvres, à force de cogner doucement contre les dents derrière. Juste à cet instant, la bouche laisse un espace suffisant au membre bandé pour qu’il s’engouffre sans demander son reste. Les lèvres sèchent râpent la peau fine dans le geste brusque, ce qui tire un grognement à son propriétaire. Il assène alors une petite gifle sur la joue de sa partenaire, qui gémit à son tour. Il se retire et se baisse pour mouiller abondamment les lèvres de la jeune femme en la léchant largement.

Sans attendre, il se redresse et enfourne à nouveau son engin dans la bouche à sa disposition, et dans un long soupir de plaisir commence ses va-et-vient. Il prend la peine de ressortir entièrement à chaque fois, pour s’enfoncer lentement et ainsi ressentir un maximum de sensations. On entend s’échapper de sa gorge des sons qui le confirment. Plus bas, des petits cris étouffés ponctuent régulièrement les mouvements, surtout lorsqu’il va loin dans la gorge.

Ses doigts crochetés dans les longs cheveux imposent la cadence à suivre. La tension monte d’un cran lorsque la langue qui s’occupe de son vit tournoie frénétiquement autour du gland, lorsque celui-ci passe à portée. Il finit par ne plus bouger le bassin et profiter de la situation en faisant glisser la bouche le long de sa queue. La jeune femme ne peut se retenir de se caresser au travers de son pantalon.

Il râle de plus en plus fort, mais toujours sans parole. Elle s’attend à deux ou trois expressions de son cru, qu’il aime souvent partager avec elle, mais ça ne vient pas. Elle le sent différent d’ailleurs, comme parti sur une planète lointaine, ou plutôt, comme si elle, n’était pas là. Ce qui ajoute à son excitation et la rend encore plus efficace sur sa propre masturbation. L’orgasme n’est pas loin, et ça l’étonne énormément. Elle n’a jamais joui dans de telles circonstances.

Lui s’active toujours, tantôt dans des mouvements lents et amples, tantôt sur un rythme saccadé et brutal. Ses mains sont de fer autour de la tête de la jeune femme et arrive le moment où la cadence est ininterrompue, à un rythme de jouissance imminente. Il va buter loin dans la gorge, ne laissant que quelques millièmes de secondes à sa partenaire pour respirer. Il finit par lâcher un cri, long, sourd, tout en plaquant la tête de sa partenaire contre lui.

Sans bouger, il éjacule au fond de la bouche qui l’a goulûment sucé. Son cri finit en souffle bruyant, ses jambes flageolent et vont bientôt le lâcher. Il ouvre les yeux pour regarder sa femme. Elle ne lui rend son regard que lorsqu’il se retire. Il attend, le sourire vainqueur aux lèvres, d’admirer le spectacle qui finira de lui donner du plaisir. Elle maintient ses yeux dans les siens, puis ferme doucement la bouche, et laisse entendre un bruit de déglutition.

Il la relève doucement en la tenant sous les bras, fait le tour de son visage à l’aide de sa main droite et l’embrasse sans retenue. Il aime ce baiser rituel, celui qui échange les sucs de l’un dans la bouche de l’autre. Il aime aussi goûter son jus, chaudement déposé au creux des chairs buccales de sa partenaire. Ce baiser, d’abord puissant, se finit sur une note douce et légère, comme à son habitude. Puis il lui murmure, d’une voix sourde, un « bienvenue à la maison, chérie », qui la fera sourire de longues heures, ce soir-là…

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4 réflexions sur “Envie… (2)

  1. Une tension déjà palpable bien avant l’arrivée de la belle et une délicieuse libération pour chacun, un plaisir pris et partagé à la fois… J’adore et j’adopte…

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