Défi 5/5 – Odeur

Enivrée par ton bouquet masculin, celui qui me fait tourner la tête, virevolter les entrailles sitôt qu’il effleure mes narines, j’ai la bave aux lèvres. Ce stimulus mystérieux, presque magique, qui saurait faire bander une frigide de la première heure, m’enveloppe des pieds à la tête, comme on momifierait une vierge destinée au sacrifice. Cette manifestation corporelle dont tu n’es pas responsable, mais qui est tellement toi, qui respire tant tout ton être, qui matérialise ta présence, tes caresses, jusqu’au plus petit de tes grognements, qui excite chaque cellule de mon corps, de mon cerveau.

Cette odeur qui a sur moi une emprise qu’aucune menace au monde ne pourrait supplanter, qui me dirige sans que tu aies à ouvrir la bouche ni esquisser un geste, maîtresse de mon désir. Ce parfum puissant qui force le respect et la luxure, qui invite sans équivoque à plus, beaucoup plus avec toi, et qui ravage mes fantasmes. Cet arôme qui rend les jeux si savoureux, si piquants, si doux et pimentés à la fois, charmant paradoxe, et qui m’enlève à mes obligations, me rendant honteuse, délicieusement irresponsable.

Cette effluve magnifiée par le regard que tu poses sur moi, qui m’entête et prend la place de tout autre excitant parfois, salée et sucrée, comme un délicieux caramel à la fleur de sel amoureusement offert, qui m’ouvre à une gourmandise que j’aime assouvir. Une fragrance que je ne retrouve nulle part ailleurs, chez personne ni aucun animal, je le sais, j’ai essayé. M’en veux-tu d’avoir tenté de calmer mon addiction par un succédané ? Non, ne le prends pas mal. Cette senteur si délicate et puissante n’a aucun égal et tu peux être rassuré, cette chimie qui t’es toute personnelle n’est maîtrisée que par toi.

Un relent de stupre, n’ayons pas peur des mots, puisque nous aimons jouer avec. Une émanation de débauche, une exhalaison libidineuse, suave, goûteuse, prometteuse. Je te sens, je me remplis de toi, de l’air que tu produis, par tes pores, ton souffle, ton sexe. Puis je te goûte, parfait équilibre olfactive et gustatif. Je me nourris de tes expirations, de la moiteur de ta peau, du fumet de ton entrejambe. Je te lèche, pour exacerber le plaisir de mes papilles, toutes mes papilles. Je te hume, soufflant ma brise sur ton grain de peau, te donnant la chair de poule. une pointe de langue çà et là, faisant jaillir la perle au sommet de ton gland. Perfection du tableau.

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