Défi 3/5 – La vue

Rien ne m’a échappé. Rien.

La courbe de tes seins, parfait tremplin de mes envies salaces. Le grain de tes mamelons, imprimant ma rétine de reliefs à parcourir du bout de la langue. Le duvet de ta peau, baromètre ultime de la tension sexuelle qui peut t’habiter, son érection en étant le plus éloquent témoin. La ligne de ton cou, que j’aime à suivre de ma queue lorsque tu es agenouillée, en attente, haletante. Les minuscules cheveux qui bordent ta nuque, féminins à souhait, qui feraient bander un eunuque. Ton épaisse chevelure, dans laquelle ma main se noie, pour ensuite s’y agripper fermement, violemment, au rythme de nombreuses secousses, ta tête entre mes mains, moi en toi, partout. Le nez mutin que tu fronces à chaque fois que nos regards se croisent, comme si tu étais une gamine qui ne connaissait pas son charme ravageur, ou plutôt qui le connaît si bien qu’elle en joue de toutes les parties de son corps. Cette bouche, reliée à ses yeux, duo de champions ! Cette bouche qui m’avale tout entier en une seconde, pour jouer autour de mon membre, les yeux bien plantés dans les miens, cloué au pilori par deux sens… Je redescends sur ton ventre, mon regard s’attarde sur le petit rebondi que j’aime tant, celui que j’aime pétrir lorsque ma bouche baise tes lèvres d’en bas, celui qui prend forme au creux de ma main alors que je laboure de ma langue ton sexe parfumé. Tes poils, que j’aime tant, que je veux que tu gardes, parce qu’ils recèlent ton odeur la plus intime, parce qu’ils t’agitent de soubresauts lorsqu’ils sont tirés dans nos jeux de domination, parce qu’ils sont si doux, contre les miens, quand je te prends, bouche à bouche, yeux dans les yeux. Tes fesses qui terminent si joliment une chute de rein aux fossettes aguicheuses. Tes demi-sphères charnues qui n’attendent qu’une chose, et qui l’obtiennent, bien souvent. Le bas de ton dos, dis-je, qui aime s’arrondir, se creuser, en cadence avec ma musique de luxure, ce bas du dos qui accueille avec timidité ma semence lorsque je décide de jouir sur toi. Et ses fesses, donc, que je matte, que je caresse, que je pince, que je frappe, que je griffe lorsque je t’encule. Tes fesses, mon temple personnel. Ce qui ne m’a pas échappé non plus, c’est ton sexe. Un con divin pour l’heureux mortel que je suis. Une antre pleine de promesses sans cesse différentes. Tantôt douces, tantôt cruelles, tantôt pleines, tantôt furtives… Une seconde peau pour ma verge qui ne mue que pour mieux te retrouver. Tes cuisses potelées, rondes et gourmandes, qui me font saliver lorsque tu te dévêts. Crois-moi, je n’ai pas raté ça non plus. Des cuisses qui m’enserrent lorsque l’orgasme se précise, des cuisses qui m’éjectent lorsque le tien se fait sentir, des cuisses douces comme la petite mort que l’on aime partager. Puis tes mollets, que j’embrasse souvent, avant, pendant, après. Des mollets qui sont si réceptifs qu’ils en deviennent un terrain de jeu idéal pour le tendre sadique que je suis. Tes pieds, qui peuvent faire grimper la température en si peu de temps, lorsqu’ils me branlent ardemment. Mais que dire de tes bras, qui m’enlacent, qui aiment être prisonniers de ma poigne, bleuissant parfois, je n’en ai même pas honte. Ce que je n’ai pas loupé non plus, ce sont tes mains. Joliment dessinées, ni trop fines, ni trop masculines, avec une fermeté à se damner lorsqu’elles s’activent sur ma queue. Des mains qui glissent à la perfection dans ma bouche, sur mon corps, dans mon cul. Des mains qui me lacèrent lorsque j’y vais un peu trop fort, qui me claquent les fesses lorsque je ne vais pas assez en profondeur, qui font le tour de mon visage, lorsqu’une pause s’invite et qui enserrent les miennes, avec amour, lorsque nous nous retrouvons à la verticale.

Tu vois, je te regarde. Toute entière.

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12 réflexions sur “Défi 3/5 – La vue

  1. Quel beau regard aux pupilles d’amour , l’iris y caresse le corps et vous dresse toute entière sur ces lignes,le portrait se dessine du bout des doigts et du coeur

  2. Ah ! Quel beau texte, quelle belle déclaration que voilà !
    Le récit étant au masculin et sans autre indication, nous direz-vous s’il s’agit d’un exercice de style de votre propre plume ou si c’est un bel hommage de votre amant écrit par ses (bons) soins ?

  3. Rien ne doit jamais nous échapper !
    Pas un détail, ni une sensation …
    Votre plume n’a d’égal que le plaisir que j’ai à vous lire.
    Baisers Plume …

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