Défi 2/5 – La peau

Alors que le fumet du plat en préparation la faisait déjà saliver, elle s’affairait autour de la cuisinière au gré des besoins de la recette, accompagnée d’une petite musique d’ambiance. Elle n’entendit pas la voiture se garer dans l’allée. Une pincée de piment doux, un tour de moulin de poivre noir, quelques coups de râpe de gingembre frais, voilà qui devrait suffire à donner du piquant à leur dîner du soir. En amoureux qui plus est, s’il vous plaît. Pas de marmaille pour animer plus que de raison le repas à partager.

C’est alors qu’elle sentit sa présence derrière elle. Tout absorbée qu’elle était par le questionnement de ses papilles gustatives, elle n’eut pas le temps de se retourner avant qu’il ne la plaque contre le plan de travail de la cuisine. Tout sourire, elle voulut tourner la tête à défaut du corps afin d’accueillir son homme avec un minimum de courtoisie, mais il en avait visiblement décidé autrement. D’une main, il fit pivoter sa tête de manière à ce qu’elle demeure face au mur. De l’autre, il débarrassa le plan de travail des épluchures de légumes et quelques couverts qui se trouvaient juste devant eux. Le tout finit par terre avec fracas.

Heureusement qu’elle reconnut sa main lorsqu’il décida de tout envoyer valser car un soupçon d’inquiétude avait commencé à poindre en elle. Son souffle de mâle, haleine chaude et excitante, commença à faire doucement voleter les quelques cheveux qu’elle avait laissés libres, caressant sa joue avec légèreté. La main restée sur sa nuque descendit lentement le long de son dos, jusqu’au coccyx féminin, et s’immobilisa là, sur la chute de rein dont il semblait apprécier la courbe. Puis de sa main gauche, maintenant libérée de sa mission de nettoyage, il lui empoigna le bras fermement, faisant monter encore un peu plus la température en elle, alors déjà bien émoustillée.

C’est dans cette position qu’il la déshabilla d’une main. D’abord la fermeture de sa jupe qu’il fit glisser en prenant tout son temps, son souffle toujours dans son cou. Puis des deux mains, il descendit avec douceur le vêtement qui ne se fit pas prier. Elle le sentit prendre un peu de recul à cet instant précis, sans doute pour avoir une meilleure vue de la scène. En effet, il l’observait avec attention, admirant son joli fessier bien rond et encore couvert d’un fin tissu de coton. Il l’enjoignit, d’une petite claque sur l’arrière de chacune de ses cuisses, à lever les jambes afin de pouvoir complètement enlever la jupe qu’elle avait autour des chevilles.

Un léger frisson la parcourut. Elle aimait ce jeu d’effleurage, mais n’était pas tout à fait à l’aise avec le mutisme de son partenaire. Elle tenta une approche en prononçant son prénom, mais il posa un index sur ses lèvres, encore posté derrière elle. C’est ainsi qu’il explora avec lenteur l’intérieur de sa bouche, jouant avec sa langue, revenant dessiner le contour de ses lèvres, puis replongeant avec délice chercher l’humidité, soufflant son haleine dans l’oreille de sa douce, habitude qui la faisait systématiquement tressaillir. Sa main droite s’occupait des seins encore moulés dans leur soutien-gorge, mais pointant avec ferveur sous la toile de la chemise pourpre qu’elle portait ce jour-là. Malaxant d’un côté, fouillant gentiment de l’autre, l’érection déjà bien avancée fut difficile à contenir dans un simple boxer.

Il libéra sa bouche, et ses seins. Aucun bruit. Même l’album qui accompagnait la jeune femme dans son activité culinaire avait rendu les armes. Plus un geste. Elle tenta de se retourner, mais une claque sèche sur sa fesse droite la remit immédiatement dans sa posture initiale. Des larmes mouillaient ses yeux, plus de surprise que de douleur, car un plaisir indicible la prit sans prévenir, amplifiant avec les vagues de chaleur qui remontaient du point d’impact. Elle se cambra sous cet effet et gémit avec prudence. Soudain, c’est à sa culotte qu’il s’en prit. Un brin d’air chaud lui chatouilla le bas du dos et un nez frôla ses fesses lorsqu’elle perçut le coton descendre le long de ses cuisses. Arrivé aux genoux, il utilisa ses mains pour terminer, son souffle d’homme en rut axé sur son cul, ce qui électrisa encore plus la belle silencieuse.

Il prit le temps de lui retirer ses sandales avec précaution. Quelques caresses sur les pieds la surprirent et elle rouvrit les yeux, maintenus clos depuis le début des réjouissances. Face au mur ocre de la cuisine, elle se questionna un instant sur l’attitude à adopter. Lui parler ? Le regarder ? Rester immobile et silencieuse ? Elle opta pour la troisième idée, non sans ruminer intérieurement : quelle frustration de ne pouvoir lui faire part du feu qui l’embrasait à cet instant. Elle sentit alors une langue pressée lui lécher le rebondi des fesses, de gauche à droite, de bas en haut et inversement. Chatouillements et tension sexuelle se développèrent en une seconde. Elle n’y tint plus et écarta les jambes, presque par réflexe aurait-elle dit. Une seconde claque, rapide et sonore, vint lui marbrer le postérieur. C’est dans un gémissement de plaisir et de surprise mélangés qu’elle reprit sa position initiale.

Il s’affaira à lui écarter les fesses, jouant de sa langue jusqu’à frôler son anus et le lécher goulûment. Impossible de ne pas se tortiller sous l’indicible plaisir qu’elle prenait systématiquement avec ce genre de caresses mouillées. Elle laissa timidement échapper quelques bruits très discrets puis finit par être plus bruyante, la langue se frayant un chemin avec dextérité. Une main vint enserrer sa vulve et la malaxer avec ferveur. Un pouce s’introduit en elle, en même temps qu’une langue conquérante prit en partie place dans son cul. C’est ainsi que commença la danse endiablée. Des mouvements de bassin incontrôlés, qui finirent par agacer son amant : il la remit dans le droit chemin grâce à une petite tape sur ses lèvres d’en bas, humides et chaudes. Instantanément, la belle se figea dans une soumission naturelle. Plus de langue, plus de doigt, elle sentit ses chairs palpiter au rythme des battements de son cœur et attendit une suite aux évènements déjà inattendus.

Deux mains expertes lui déboutonnèrent son chemisier, qui finit par terre avec le reste de ses vêtements. Il s’était relevé et c’est en soutien-gorge qu’elle se présentait à lui maintenant, fiévreuse et enflammée. Un liquide frais lui chatouilla le bas du dos. Versé sur toute la largeur de sa chute de reins, il commença à couler très lentement et de manière complètement anarchique le long de sa peau. Un doigt dessina quelques symboles et arabesques puis un nouveau filet de liquide se répandit sur sa lune, une coulée épaisse commençant à souligner sa raie. Un troisième, puis un quatrième jet de liquide épais et gras qu’elle finit par identifier comme étant de l’huile. Deux mains gourmandes attrapèrent ses deux fesses pommelées et se chargèrent de répandre le fluide sur l’ensemble de la peau. Le massage était très agréable et elle inspira profondément pour maîtriser les effets que cela avait sur elle. Il fut plus entreprenant et lui pétrit littéralement le fessier, avec des gestes fermes autant qu’adoucis par l’huile qu’il s’évertuait à étaler sur chaque centimètre de peau.

Il s’écarta une seconde, comme pour contempler son œuvre, puis fit couler l’huile directement aux creux de l’ornière qu’il avait sous les yeux. C’était chaud maintenant, et très excitant, de se sentir ainsi ointe par l’homme qu’elle aimait. Elle gloussa de plaisir, ce qu’il lui valut de reprendre une claque bien sentie, sur la fesse gauche cette fois-ci. Elle mouilla encore plus, bien entendu, embrasée par la domination qu’elle subissait avec délectation, mais se tut instantanément. Il recommença alors, à droite, à gauche, à droite encore une fois, puis à gauche. Les fessées, de plus en plus sonores, faisaient monter la pression d’un cran, chez elle comme chez lui. Le postérieur finit par être bicolore, donnant enfin satisfaction à son propriétaire du moment. Il caressa avec tendresse et concupiscence les demi-sphères zébrées puis s’agenouilla à nouveau.

Un pouce entra sans ménagement mais avec grande facilité dans son anus. Elle remercia sans même s’en rendre compte et juste avant un soupir de plaisir, l’huile qui facilitait les opérations. Après quelques va-et-vient, c’est un index qui vint la visiter pendant quelques secondes. Un majeur l’honora ensuite. Puis l’index revint lui tenir compagnie. A deux, ils firent grimper la température d’un ou deux degrés encore. L’huile rendait l’expérience presque surnaturelle. Aucune douleur, uniquement un désir décuplé par des sensations nouvelles et appréciées. Un troisième doigt s’invita et elle écarta naturellement les jambes pour l’accueillir au mieux. Une main l’aida en écartant sa fesse gauche, dégageant le champ de vision par la même occasion. Des râles émanaient de la soumise, mais difficile de songer à la faire taire, la situation n’en était que plus excitante. Il n’en perdit pas une miette, faisant jouer ses trois doigts avec dextérité. Il avait envie de la prendre, là, maintenant, mais se retint afin de pousser le jeu qu’il avait entamé à son maximum, ne sachant pourtant pas très bien qu’elle en serait l’issue.

Il ralentit le rythme, privilégiant l’entrée en profondeur, et c’est quand il réussit à enfoncer ses doigts jusqu’à la garde que représentait la largeur de sa main qu’il entreprit de rajouter l’auriculaire au trio. Bien serrés les uns contre les autres, les doigts firent irruption sans grand effort encore une fois, l’huile aidant de manière magistrale. Les râles se transformèrent en gémissements venus de très loin, presque gutturaux. Sentir les doigts se glisser doucement dans son cul, encore et encore, la rendait littéralement folle. Instinctivement elle s’était baissée, collant son torse contre le plan de travail. Ainsi, il pourrait la prendre encore plus en profondeur, de toute la longueur de sa queue qu’elle devinait bien raide et comprimée sous le tissu qu’il portait. Elle n’attendait que ça. De sa main libre, il commença à lui caresser la vulve, faisant glisser ses doigts dans les plis de ses lèvres, geste grandement facilité par le lubrifiant végétal utilisé par ailleurs. Branlée de chaque côté, la jouissance fut quasi-immédiate.

En un long éclat de voix, elle laissa son orgasme la remplir de part en part, la secouant comme une poupée de chiffon, uniquement maintenue par deux mains en action et un plan de travail solidement arrimé. Un plaisir inédit la parcourut, délicieux et addictif. Les remous de sa petite mort insistèrent de longues minutes avant de la quitter. Les deux mains encore en place, quoi qu’inactives y étaient sûrement pour quelque chose. La mise en scène, grande première pour elle, également, à n’en point douter. C’est les jambes en coton et le cœur rempli de gratitude qu’elle demande l’autorisation de se retourner. Il libéra ses mains encore au chaud et la prit par les bras afin de l’embrasser tendrement, longuement, un échange de regard plus que complice les retenant l’un comme l’autre de fermer les yeux.

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8 réflexions sur “Défi 2/5 – La peau

  1. Vous avez l’art de raconter et de me faire frémir (ce qui est rare malgrès un grand nombre les textes érotiques lus)

    Peut-être parce qu’il y a ici, des émotions vraies ?

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