Raphaël

Voilà plusieurs semaines qu’elle cherche le bon moment. Il finit par se présenter, dans un moment de lassitude qu’elle tente de dissiper. Le meilleur moyen qu’elle a pu trouver jusqu’à présent pour faire remonter son moral, c’est un petit plaisir en solitaire. Et puis, elle lui a promis. Alors c’est maintenant.

Elle prend soin de fermer la porte d’entrée afin de n’être dérangée par personne, après tout, il n’est que 15 heures. Une fois installée sur son lit, des plus confortables, elle se remémore les quelques lignes qu’il a écrites à son attention, sur le même sujet. Un délicieux trouble la gagne. Elle enlève son pantalon, après avoir baissé la fermeture éclair, et fait glisser sa culotte, les yeux mi-clos.

Elle fait danser le tissu qui a caressé son intimité toute la journée sous son nez et se délecte des effluves qui ne manquent jamais de l’exciter. Comme c’est commode d’être émoustillée par ses propres odeurs… Elle se pose doucement sur la couette qui recouvre le lit, profitant de sa douceur moelleuse, et lâche sa culotte, qui tombe au sol.

Lentement, sa main droite, qui a glissé sous son haut à la recherche du contact de sa peau, s’émeut de la dentelle figée sur ses seins. Elle redescend tranquillement le long de son flanc et part se perdre dans la soie des poils pubiens, lesquels l’accueillent avec chaleur. Sa main gauche, elle, se pose à l’envers sur ses yeux, pour créer un semblant d’obscurité des plus agréables.

Après avoir joué quelques secondes avec sa toison bouclée, un doigt connaisseur s’insère avec gourmandise entre les grandes lèvres, puis force les petites à s’ouvrir comme une fleur, dans un léger bruit humide. Les idées, les mots se bousculent dans son esprit et crée une ambiance propice aux caresses plus appuyées, ce qu’elle s’emploie à explorer.

Avec une connaissance absolue de son clitoris et de ses réactions, elle frôle, malaxe, caresse, titille, de manière plus ou moins légère, mais toujours efficacement, plongeant de temps à autre, à la recherche de fluides facilitateurs. Il commence déjà à faire plus chaud dans la pièce et sa respiration s’accélère.

Petit à petit, ce n’est plus un pseudo ni un prénom qui flotte dans les nimbes de ses pensées, mais des milliers de mots échangés depuis des mois, presque des années, publiquement ou en privé, et qui attisent l’expérience pourtant déjà enflammée. Une aventure unique, et à vivre.

Le fameux tourbillon de plaisir se crée au creux de son ventre et se dirige avec force vers le bas et le haut à la fois, comme autant de micro-bombes prêtes à exploser de tous côtés. Un râle presque silencieux remonte le long de sa gorge et amplifie le feu qui finit par embraser son corps, lequel n’est plus que soubresauts à cet instant même.

Un léger sourire flotte sur ses lèvres pendant que les nerfs qui parcourent ses jambes se font encore l’écho de la douce et puissante libération orgasmique. Elle pense à lui à cet instant. Elle pense à cette proposition qui l’a tout de suite emballée et qu’elle a mis quelque temps à réaliser, mais avec tant de plaisir.

Et c’est en retrouvant un souffle d’air qu’elle pense au prochain défi. Au prochain partage.

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8 réflexions sur “Raphaël

  1. Un instant de légèreté, de redécouverte de soi, comme si la narratrice reprenait possession d’elle même. Une pause, un voyage dans son propre paradis !
    Sensible et excitant.

    CdE

  2. Je disais hier à une collègue qui a donné à son fils ce prénom, que c’était un prénom qui se portait sans difficulté ! Comment pourrait il en être autrement lorsque l’on vous lit ?

    🙂

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