Envie… (1)

Il n’a que ça en tête, depuis le tout début de matinée. Autant dire que la journée parait longue, beaucoup trop longue. Après avoir expédié en vitesse les derniers dossiers urgents, il prend la route pour rentrer. Petit crochet pour quelques courses et le voilà en train de garer sa voiture devant chez lui. En la verrouillant, il entend les bruits familiers de la maison. Elle qui lève la voix pour se faire entendre à l’étage, le petit dernier qui rouspète après l’un de ses frères. Ca le fait sourire.

Derrière la porte, attirée par le son du claquement de portière, sa moitié l’attend amoureusement. D’un baiser de bienvenue, assez chaste compte tenu du marmot qui lui tient littéralement la jambe, qu’il reçoit, il passe à un langoureux échange de salives, chargé de toute la vigueur qui l’anime depuis le matin. Ses mains sont prises par les sachets d’épicerie, mais sa langue se charge de faire passer le message. Le regard mi-amusé mi-excité que sa femme lui renvoie lui confirme qu’en effet, l’idée est bien passée d’un esprit à l’autre.

Il faut alors s’affairer au quotidien, repas, couchage des petits, un brin de ménage… mais pendant toute cette routine, ses yeux ne quittent pas sa partenaire. Tantôt redessinant la courbe de ses seins, tantôt admirant les contours de ses fesses, l’imagination toujours quelques heures plus loin dans le temps. Ca le rend silencieux ce soir, ce qui ne manque pas de faire sourire discrètement sa femme. Elle sait qu’une envie le consume. Laquelle ? Elle ne tarderait pas à le découvrir, ce qui ne fait qu’augmenter la tension sexuelle de part et d’autre.

L’heure du dernier câlin aux enfants est passée, tout le monde dort, il est temps de passer par la salle de bains pour les dernières ablutions du soir. Il remarque que sa femme est un peu déçue en ressortant de la pièce embuée, une serviette nouée autour de la poitrine. C’est ce moment qu’il choisit  pour entrer en scène, la saisissant par le bras d’une main ferme, l’entrainant ainsi sans ménagement vers le lit. Dans l’obscurité, un gémissement se fait entendre, alors que le corps de la belle entre en contact avec les draps frais. Elle sait ce qu’elle doit faire : immobile, elle attend.

Allongée sur le ventre, les cheveux encore humides éparpillés autour de sa tête, elle respire bruyamment. On devine son excitation qui grandit à mesure qu’elle l’entend s’affairer à différents endroits de la pièce. Puis ses poignets se retrouvent rapidement liés par un foulard. D’une onde puissante qui traverse son abdomen, elle lâche un autre gémissement sonore. L’envie se nourrit. Il se met à califourchon sur son dos et se penche sur son cou pour le mordiller, le lécher, l’embrasser. Toujours enfoui sous la chevelure légèrement mouillée, le visage de sa femme est à peine visible.

Il redescend lentement le long de son dos, glissant ses jambes autour d’elle. Ses lèvres, sa langue et ses dents accompagnent sa descente, jusqu’à arriver au début d’une fente merveilleuse. Il prend un instant pour apprécier le galbe rebondi des fesses qui s’offrent à lui, puis les écarte sans autre forme de procès. Il met ainsi à découvert ce qui l’obsède depuis le début de la journée. Là, sous ses yeux, légèrement ambrée, une étoile palpitante. Il jette un regard plus bas. Son oeil avisé détecte les premiers fluides perler autour du sexe de sa femme. Une envie irrépressible de s’en délecter le prend et il ne se prive pas de ce plaisir, ce qui ne manque pas de créer une réaction chez sa partenaire, mi-souffle mi-mot.

Il prend un plaisir sans fin à lécher ce sexe encore fermé, divinement parfumé. Sa langue remonte lentement le long du périnée, puis s’affaire sur la rosace tant convoitée. Au début large, il arrondit son organe pour titiller l’entrée de l’anus qui tremble sous ses assauts. Lentement, sûrement, il entame une pénétration en règle qui met en route la machine à ondulations. Sa partenaire se déhanche au rythme des assauts buccaux et accompagne cette danse par une respiration haletante. Elle tend son cul pour signifier qu’elle a envie de plus. D’un doigt, il va chercher au creux du sexe humide, un peu plus bas, de quoi lubrifier sa prochaine activité.

Il fait doucement courir son index largement mouillé sur la peau sensible, jusqu’à plonger dans l’obscurité sans plus d’égard. Sa femme se redresse, pousse un cri de surprise et de plaisir mélangés, puis se rallonge pour savourer la suite des réjouissances. Sa main libre maintient ses fesses ouvertes, et par contraste avec son arrivée dans les lieux, il bouge maintenant lentement en elle, plaquant ses autres doigts sur sa peau, formant ainsi une coupe au dessus de son anus. Il va loin, le plus profondément possible. Les râles de sa partenaire l’excitent de plus en plus.  Son membre  déjà solidement érigé devient plus dur encore, les veines saillantes. Il fait tourner son doigt maintenant, écartant doucement les parois au passage, pour préparer le terrain.

C’est une suite de petits cris d’extase qui emplit la chambre d’un son mélodieux. Il attrape de sa main libre un flacon de lubrifiant et en fait couler un peu autour de son index en action, qu’il ressort afin d’étaler correctement le produit autour de l’étoile, presque en ébullition désormais. Il positionne deux doigts à l’entrée de cet anus qui ne demande que ça, secoué par les mouvements du bassin de sa propriétaire. Avec un plaisir profond, il s’immisce au fond de la cavité en attente. Sa femme enserre les doigts restés libres avec passion et  il aime ça. Il commence à la branler des deux côtés, une main s’occupant de son cul et l’autre, plongeant trois doigts dans son sexe. Les râles se font plus bruyants et le corps de la belle a bien du mal à rester en place.

Soudain, c’est lui qui ne tient plus. Victime de ses agissements, il est au bord de l’implosion. Il désire ardemment la pénétrer pour ressentir encore plus de plaisir, prendre son cul comme la plus belle des forteresses. Il dégage ses mains qu’il pose de part et d’autre de la tête échevelée, puis entreprend de titiller l’antre ambrée avec sa verge raide comme un piquet. L’entrée est malléable, après avoir été travaillée comme il se doit, il est même tenté de rentrer directement en elle, de prendre son cul comme il en rêve depuis des heures. Mais il n’a pas envie de lui ôter ne serait ce qu’un gramme de plaisir. Alors il se redresse et se met à genoux. Consciencieusement, il se branle en appliquant le lubrifiant qui permettra à chacun de prendre son pied sans distraction douloureuse.

Toujours immobile et haletante, sa femme attend sagement le dénouement. Il la fait se mettre à quatre pattes, admirant une nouvelle fois l’élégance de ses courbes, de son sexe ainsi offert, hésite même un instant à changer de trajectoire. Mais non, il n’y tient plus, il a besoin de réaliser son fantasme du jour, et rapidement. Une main sur la cambrure des reins qu’il a sous les yeux, l’autre autour de son membre, il entreprend son voyage vers le plaisir ultime. Il joue avec son gland sur l’étoile, qui s’ouvre spontanément de manière imperceptible. Il fait entrer le bout de sa queue, arrachant un gémissement à sa compagne, puis la ressort. Il aime cet instant entre deux, quand l’envie de prendre est très forte, presque jouissive, à la limite de la frustration. Il reprend le mouvement, et cette fois, entre en elle, centimètre par centimètre.

Un long râle accompagne la progression. Si l’on tend bien l’oreille, on s’aperçoit que le râle est un mélange de deux voix. Sa partenaire, en levrette, a les jambes qui vacillent. Il la maintient fermement, une main sur son ventre, n’ayant plus besoin de tenir son membre, maintenant bien au chaud dans l’ombre. Il reste ainsi quelques secondes, savourant un peu comme une victoire cette pénétration jusqu’à la garde. Les bras de sa femme lâchent, le cul alors parfaitement en l’air. Il recule, lentement, observant avec fascination son membre réapparaitre, puis disparaitre au rythme de ses coups de reins. Le cul qui l’accueille est confortable et orgasmique. D’ailleurs, ce dernier s’annonce. Il s’émerveille encore de la rapidité avec laquelle un cul, son cul, peut le faire jouir.

Il profite des ces longues minutes de plaisir contenu qu’il arrive quand même à maintenir, enjoignant sa partenaire à se caresser en même temps. Ils respirent fort l’un et l’autre, se répondant de râles en gémissements. Il n’y tient plus, entendre sa femme ainsi fait grimper d’un cran la jouissance qui n’attend que ça. Il se laisse alors complètement aller, augmentant la rapidité et la puissance de ses mouvements, afin d’apprécier chaque secousse de son orgasme. Plus c’est fort, plus c’est bon. Il s’active ainsi et entend sa partenaire crier son extase, libérant ainsi la sienne. Dans un flot de mots sans équivoque, il se lâche en elle, jouissant au plus profond de son cul, sans autre mouvement que les spasmes de sa queue. Il se sent palpiter contre la peau de sa femme, douce cerise sur le gâteau de son plaisir du soir…

Publicités

8 réflexions sur “Envie… (1)

  1. Amour et désir qui transpirent à chaque phrase… Naturel, excitant et touchant à la fois…
    J’aime tes mots et toutes les images qui s’ensuivent…

  2. Tout ce que j’aime … la même approche des choses … je me sens en parfaite harmonie avec votre plume qui me fait revivre ces moments de perdition extatique …
    Que pouvais-je rêver de mieux pour agrémenter ma fin de soirée ?
    Le vivre une fois encore, très certainement !
    Au plaisir Plume …

  3. Après la lecture de cette saynète vos lecteurs n’auront plus « que ça en tête » !
    Ma chère Plume, vous allez faire accroître le nombre de sodomie ce WE !
    La belle image u texte : « … bien au chaud dans l’ombre ». Dans l’ombre, j’aime beaucoup cette expression. Bravo.

    CdE

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s