Envie… (2)
mai 13th, 2011 § 8 Commentaires
Elle enfonce la clé dans le trou de la serrure, tourne, mais rien ne se passe. Il est déjà rentré. Un petit sursaut de plaisir agite son coeur et ses entrailles. La chaleur commence même à poindre. Elle range ses clés dans son sac et pose la main sur la poignée, visualisant son cher et tendre de l’autre côté de la porte, puis ouvre.
Le silence règne dans la maison. Pourtant, elle est bien sûre qu’il est là. Pour preuve, sa mallette est dans l’entrée, ainsi que ses chaussures, jetées négligemment au bas de l’escalier. Elle sent même les effluves de son eau de toilette mélangée à l’odeur de sa peau flotter dans l’air. Elle hume profondément l’air en fermant les yeux.
Fin de la parenthèse enchantée, une main vient se plaquer contre sa bouche, une seconde sur ses yeux. Elle se sent poussée contre le mur et une bouche mouille son cou à toute allure. La main posée sur ses yeux va sauvagement se nicher dans sa chevelure, alors que celle qui était sur sa bouche se retrouve en train de pétrir son sein droit.
Elle gémit, elle ne peut pas parler, ses lèvres sont soudées à celles de son ravisseur du moment. Les langues se délient, s’activent férocement l’une conte l’autre, dans un brouhaha de gémissements féminins et de souffle masculin de plus en plus rauque, à la limite du râle. Son sein finit par lui faire mal, mais elle n’ose bouger, totalement sous l’emprise de son partenaire.
Il s’écarte de façon soudaine pour planter son regard dans les yeux de sa belle, tout en détachant avec fermeté la ceinture qui orne son pantalon en toile. Le tissu glisse le long de ses jambes, découvrant un boxer tendu par l’excitation. Il se caresse, un sourire carnassier aux lèvres, le regard ombrageux toujours rivé sur le visage de la jeune femme.
Elle reste immobile, comme interdite, le souffle court, les bras le long du corps, toujours adossée au mur, en attente, soumise. Il finit par baisser son sous-vêtement, sa queue jaillissant droite comme un piquet, gonflée de désir. Il s’approche alors à pas lents, pour ne pas tomber, son pantalon toujours en place autour de ses chevilles.
A proximité de la jeune femme, il l’attrape par le bras, l’attire à lui et l’embrasse de nouveau fougueusement. L’une de ses mains vient se poser sur la tête de sa partenaire, la forçant à s’agenouiller sans ménagement. Elle se retrouve nez à nez avec un sexe armé d’une envie ardente, comme prête à lui dévorer le visage.
Elle hésite une seconde entre l’engloutir sans préavis ou vivre l’ambiance qui s’est installée depuis son arrivée chez elle, mélange de soumission et d’histoire sans paroles. Elle décide de ne pas bouger pour le moment. Il sera bien temps de prendre des initiatives plus tard. Tête mi-baissée, elle regarde les genoux de son partenaire, puis voit le sexe qui la narguait tout à l’heure commencer à lui peindre le visage au liquide séminal.
Il mouille déjà. Nul doute qu’il avait du préparer son scénario depuis un moment. Son sexe, raide et nerveux, n’en était pas à ses premières minutes d’érection. Les gouttes transparentes s’étalent maintenant sur ses joues, alors que la queue bien bandée redessine les contours de son visage. Elle s’attarde un instant sur le front, cherchant un orifice imaginaire, puis dans le creux de l’oeil prudemment fermé, pour glisser le long d’une narine et finir son chemin contre des lèvres closes.
Elle insiste, commence à vouloir fouiller en entrouvrant les lèvres, à force de cogner doucement contre les dents derrière. Juste à cet instant, la bouche laisse un espace suffisant au membre bandé pour qu’il s’engouffre sans demander son reste. Les lèvres sèchent râpent la peau fine dans le geste brusque, ce qui tire un grognement à son propriétaire. Il assène alors une petite gifle sur la joue de sa partenaire, qui gémit à son tour. Il se retire et se baisse pour mouiller abondamment les lèvres de la jeune femme en la léchant largement.
Sans attendre, il se redresse et enfourne à nouveau son engin dans la bouche à sa disposition, et dans un long soupir de plaisir commence ses va-et-vient. Il prend la peine de ressortir entièrement à chaque fois, pour s’enfoncer lentement et ainsi ressentir un maximum de sensations. On entend s’échapper de sa gorge des sons qui le confirment. Plus bas, des petits cris étouffés ponctuent régulièrement les mouvements, surtout lorsqu’il va loin dans la gorge.
Ses doigts crochetés dans les longs cheveux imposent la cadence à suivre. La tension monte d’un cran lorsque la langue qui s’occupe de son vit tournoie frénétiquement autour du gland, lorsque celui-ci passe à portée. Il finit par ne plus bouger le bassin et profiter de la situation en faisant glisser la bouche le long de sa queue. La jeune femme ne peut se retenir de se caresser au travers de son pantalon.
Il râle de plus en plus fort, mais toujours sans parole. Elle s’attend à deux ou trois expressions de son cru, qu’il aime souvent partager avec elle, mais ça ne vient pas. Elle le sent différent d’ailleurs, comme parti sur une planète lointaine, ou plutôt, comme si elle, n’était pas là. Ce qui ajoute à son excitation et la rend encore plus efficace sur sa propre masturbation. L’orgasme n’est pas loin, et ça l’étonne énormément. Elle n’a jamais joui dans de telles circonstances.
Lui s’active toujours, tantôt dans des mouvements lents et amples, tantôt sur un rythme saccadé et brutal. Ses mains sont de fer autour de la tête de la jeune femme et arrive le moment où la cadence est ininterrompue, à un rythme de jouissance imminente. Il va buter loin dans la gorge, ne laissant que quelques millièmes de secondes à sa partenaire pour respirer. Il finit par lâcher un cri, long, sourd, tout en plaquant la tête de sa partenaire contre lui.
Sans bouger, il éjacule au fond de la bouche qui l’a goulûment sucé. Son cri finit en souffle bruyant, ses jambes flageolent et vont bientôt le lâcher. Il ouvre les yeux pour regarder sa femme. Elle ne lui rend son regard que lorsqu’il se retire. Il attend, le sourire vainqueur aux lèvres, d’admirer le spectacle qui finira de lui donner du plaisir. Elle maintient ses yeux dans les siens, puis ferme doucement la bouche, et laisse entendre un bruit de déglutition.
Il la relève doucement en la tenant sous les bras, fait le tour de son visage à l’aide de sa main droite et l’embrasse sans retenue. Il aime ce baiser rituel, celui qui échange les sucs de l’un dans la bouche de l’autre. Il aime aussi goûter son jus, chaudement déposé au creux des chairs buccales de sa partenaire. Ce baiser, d’abord puissant, se finit sur une note douce et légère, comme à son habitude. Puis il lui murmure, d’une voix sourde, un “bienvenue à la maison, chérie”, qui la fera sourire de longues heures, ce soir-là…
Un soir sur hotmail… (1)
février 28th, 2011 § 18 Commentaires
Il y a quelque chose de très excitant à vous savoir à quelques secondes de moi, derrière votre écran.
D’autant plus excitant que je suis dans un état quelque peu allumé…
Et j’ai encore écrit en pensant à vous… cherchez bien.
Je vais chercher… of course.
Je ne considère pas avoir répondu à tous vos mails !
J’ai encore, et c’est très bien, du pain sur la planche…
Allumé… un peu plus de détails ?
Il y en a dans le dernier mail que je viens de vous envoyer…
mais pour tout vous dire, je me branle en pensant à votre sexe, nu, pris dans les rayons du soleil… envie de vous fouiller, tout simplement… avec des supplices de lenteur…
C’est malin… je me sens obligée de vous accompagner maintenant…
vous parlez de me fouiller… quel terme étrange… que j’ai déjà lu (peut-être écrit ?) quelque part…
Ne vous sentez pas obligée…
des fouilles abyssales peut-être…
vous fouiller et vous parler un peu aussi, en même temps
Très bien, je ne me sens pas obligée, je fais un peu ce que je veux, aussi.
j’ai réussi à m’exciter moi-même… j’y arrive parfois, terriblement bien, comme ce matin donc… des fouilles abyssales, presque… moins en profondeur, lorsque le plaisir est solitaire. Mais tout aussi efficace.
Et à mains nues, ce matin…
Je ne suis pas toujours un partisan forcené de ce qui est abyssal ou même profond…
pas toujours non…
vous, parfois à mains nues
moi, parfois avec un accessoire…
A mains nues, j’aimerais vraiment voir de très très près et vous aider légèrement…
Vous en dites trop… mouillez vous un peu (si j’ose dire)
mon jouet favori est encore dans un carton, quelque part… c’est encore juste grâce à mes doigts que je laisse échapper quelques soupirs, pour commencer.
Encore dans un carton…
Moi, c’est dans un tiroir. un petit gode… j’aime beaucoup ça.
encore mieux que mes doigts…
lorsque vous serez sage, je vous ferai des photos.
Pas trop près, vous ne résisteriez pas… une envie démente de me prendre vous sauterait à la queue immédiatement, je vous le garantis. Mais juste pour le plaisir… comment essayeriez-vous de m’y aider ?
vous y croyez encore, c’est beau… mais comment vous convaincre que je ne serai JAMAIS sage (pour VOTRE plus grand plaisir)
Très près, je résisterais… malgré l’envie de vous prendre…
pour vous aider… d’abord par des mots qui accompagneraient mes regards appuyés… afin de vous dire (sans être une pipelette non plus) ce que j’ai justement envie de vous faire…
puis mes mains, posées à l’intérieur de vos cuisses, pour les maintenir ouvertes
Ppuis mes doigts, posées sur vos lèvres, pour vous maintenir ouverte
probablement quelques caresses pleines de vice, plus bas
et je me toucherais au même endroit, en même temps…
recueillir ce qui coule de votre sexe… pour le porter où précisément je me touche
Vos descriptions m’ont fait passer un stade supplémentaire d’humidification… je peux aller où je veux, maintenant, sans risque de me blesser… merci à vous. Et continuez, je vous en prie.
Je crois ne vous avoir jamais dévoilé cette particularité chez moi : je suis très sensible aux sons. Très.
Bruits des froissements, des caresses, des succions…
j’aime beaucoup aussi
je compte bien vous envoyer un fichier son… de ce que vous devinez… pour vous laissez deviner les rythmes changeants et le degré d’humidité…
pour que vous soyez totalement trempée, je ferais couler un peu de ma salive sur votre sexe…
j’aime goûter les mélanges…
et tout en vous tenant les lèvres écartées d’une main, je vous branlerais doucement l’anus de l’autre… sans vous forcer encore… juste en palpant, en appuyant, en écartant
là, il y aurait des mots très crus, pour vous dire ce qui vous attend…
je me touche aussi là… et c’est divin…
et je ne vous aurais même pas encore effleurée de la langue…
Ecrivez-moi ce qui m’attend, ne me faites pas languir de la sorte.
Vous n’auriez pas beaucoup à ajouter pour que je sois trempée… même si l’idée de mélanger mes fluides avec les vôtres me fait l’effet d’une tornade intérieure, là, tout de suite. Continuez, s’il vous plait…
je sens l’air me frôler, ainsi offerte, ainsi maintenue par vos mains, par vos doigts pressants.
Je suis assez bien installé…
la queue droite, juste mon sexe et mes couilles qui sortent de mon boxer… c’est presque obscène…
vous me faites mouiller, bander, palpiter…
Il faudra que vous goûtiez tous les mélanges possibles…
c’est exactement ça… que vous vous sentiez ouverte, creuse, creusée par le vide qui appelle ma queue…
vide même si vous plantez vos doigts dans le ventre
que vous sentiez l’air vous caresser, mon souffle, mon regard
mes doigts posés sur vos lèvres vous ouvriraient plus encore, plus fermement…
vous continueriez à vous branler
j’écarterais la naissance de vos fesses, sous votre sexe, pour y poser ma langue
juste sur votre anus, juste la poser, pour goûter, pour que vous la sentiez chaude, palpiter…
Envie de vous lécher le cul
copieusement
avec vice
ma langue pour vous mouiller
pour vous ouvrir
mes doigts qui vous prennent au bord
à nouveau ma langue
et toujours une main qui maintient vos lèvres ouvertes…
ma langue qui s’insinue, qui fouille…
et plus ma langue vous forcerait un peu
plus je sentirais mon sexe enfler
plus je sentirais dans les reins cette envie de vous prendre
Et vous ne sauriez pas si je vais vous remplir et vous prendre
à l’endroit où je vous ouvre et maintiens ouverte
ou à l’endroit où je vous lèche et vous trempe d’une manière obscène
Je crois que je vous enculerais…
Et c’est vrai que dans ces circonstances, j’aime utiliser ce mot…
je vous prendrais doucement, lentement, mais de toute la longueur et de toute l’épaisseur de ma queue
Et c’est bien le mot qui convient.
impossible de décrire ce que j’ai ressenti en le lisant… il me manque une dimension auditive…
et olfactive, aussi… mes senteurs se sentent bien seules.
C’est devenu bouillonnant, à l’intérieur comme à l’extérieur
je continue à me caresser en vous lisant, mais de plus en plus fort, de plus en plus vite et manifestement, de mieux en mieux…
le pire, c’est que contre toute attente, je me laisserais faire. vous laissez la main, pour cette fois.
C’est le terme qui convient oui
et je ne me priverais pas de l’employer
l’écrire m’a donné un coup d’électricité dans le ventre…
et sans en abuser, je ne vous servirais pas ce terme une seule et unique fois
Votre sexe, liquide en me lisant…
je me branle fort également…
Autant de fois que l’envie vous en prendra, de l’écrire, de le dire, comme de le faire… je commence à trembler, la jouissance n’est pas loin
Une fois bien installé au fond de votre cul, je pourrais supplicier votre sexe…
laisser mes couilles lécher doucement vos fesses
vous regarder dans les yeux
vous dire que j’aime vous enculer
avant même de vous avoir pris la chatte
caresser vos seins… goûter votre miel sur mes doigts…
Alors je commencerais à bouger mon sexe lourd…
à le retirer, entièrement…
probablement goûter votre anus, ouvert…
pour vous faire crier, vous entendre me demander de vous enculer encore
et vous remettre ma queue, doucement
J’ai aussi besoin de votre bouche dans mon cou, de vos dents sur ma peau
je vous aurais déjà supplié de me marquer, juste légèrement, pour commencer
en vous sentant ainsi installé, aux prises avec le reste de mon corps, je ne pourrais que vous faire entendre mon plaisir
Et là, je sentirais votre cul qui me suce, qui me pompe doucement…
Et une fois planté dans votre cul, je cesserais de bouger
juste contracter mon sexe pour que vous le sentiez palpiter
et je vous branlerais doucement le clitoris…
Vous faites monter le sperme le long de ma queue à me dire que vous aimeriez que je vous encule…
Vous marquer…
je me coucherais sur vous, que vous sentiez peser le poids de ma force
que vous sentiez mon sexe avec un angle différent
Et bien sûr, mes mains alterneraient les caresses fermes et douces
vous tenant aux seins pendant les instants où je vous prendrais plus fort
à vous faire au moins gémir…
J’ai très envie de votre cul, là, sous ma bouche, ma queue…
que vous vous sentiez littéralement “dressée” par mon sexe dur au fond de votre cul…
Votre cul, un branloir pour ma queue, voilà ce que je pourrais vous dire…
Et vous l’instrument de mon plaisir, ça me va…
Je vais devoir m’éloigner de l’écran, je veux être toute à mon orgasme, lequel arrive, grâce à vos bons soins, plus vite que prévu… je vous rejoins très vite.
C’est bon, de se faire enculer…
je ne me priverais pas de vous forcer lentement, de vous ouvrir, de vous tenir les fesses écartées…
Oui, c’est bon. mais vous le savez déjà…
voici sur quoi je vais m’achever, redoutablement efficace.
Je serais votre gode oui
j’aime cette idée.
profitez bien de votre orgasme…
me demander de vous marquer un peu (“pour commencer”)… ça nous fait entrer dans d’autres types de jeux (avec lesquels on peut se contenter de flirter). Des jeux que je peux affectionner, que j’ai assez longtemps pratiqués…
Je le sais déjà en effet…
ça m’a donné envie également.
C’est chose faite. j’en ai profité bruyamment, comme à ma mauvaise habitude. c’était divin, je vous en remercie…
J’en suis ravi, presque flatté !
vous allez mieux dormir je suppose !
Vous pouvez être les deux ! j’aime prendre du plaisir comme ça et lorsque l’on m’accompagne, c’est encore plus savoureux… je vais bien dormir, en effet… et vous, pas trop difficile le réveil, demain matin ?
Oui, difficile d’imaginer le réveil déjà…
si ce n’était pas vous, je dormirais depuis longtemps !
filez vite,
je vous embrasse chastement
Et je vous dis “à quand vous voulez”
C’est le moins que l’on puisse faire, après autant de retenue, un baiser chaste… je vous le retourne et vous souhaite une douce nuit…
Un baiser chaste, non sans douceur…
je file en effet
bonne nuit
Vous ne m’avez pas donné l’issue de votre expérience de la soirée…
Je n’ai pas joui
pas encore
pour en profiter pleinement moi aussi
ma queue est grosse là…
Alors profitez bien… vous me direz si c’est à deux ou en solitaire, plus tard…
A bientôt (quand vous le voudrez, aussi)
Ce sera en solitaire, debout, nu
à bientôt alors, belle femme
Envie… (1)
février 17th, 2011 § 14 Commentaires
Il n’a que ça en tête, depuis le tout début de matinée. Autant dire que la journée parait longue, beaucoup trop longue. Après avoir expédié en vitesse les derniers dossiers urgents, il prend la route pour rentrer. Petit crochet pour quelques courses et le voilà en train de garer sa voiture devant chez lui. En la verrouillant, il entend les bruits familiers de la maison. Elle qui lève la voix pour se faire entendre à l’étage, le petit dernier qui rouspète après l’un de ses frères. Ca le fait sourire.
Derrière la porte, attirée par le son du claquement de portière, sa moitié l’attend amoureusement. D’un baiser de bienvenue, assez chaste compte tenu du marmot qui lui tient littéralement la jambe, qu’il reçoit, il passe à un langoureux échange de salive, chargé de toute la vigueur qui l’anime depuis le matin. Ses mains sont prises par les sachets d’épicerie, mais sa langue se charge de faire passer le message. Le regard mi-amusé mi-excité que sa femme lui renvoie lui confirme qu’en effet, l’idée est bien passée d’une tête à l’autre.
Il faut alors s’affairer au quotidien, repas, couchage des petits, un brin de ménage… mais pendant toute cette routine, ses yeux ne quittent pas sa partenaire. Tantôt redessinant la courbe de ses seins, tantôt admirant les contours de ses fesses, l’imagination toujours quelques heures plus loin dans le temps. Ca le rend silencieux ce soir, ce qui ne manque pas de faire sourire discrètement sa femme. Elle sait qu’une envie le consume. Laquelle ? Elle ne tarderait pas à le découvrir, ce qui ne faisait qu’augmenter la tension sexuelle de part et d’autre.
L’heure du dernier câlin aux enfants est passée, tout le monde dort, il est temps de passer par la salle de bains pour les dernières ablutions du soir. Il remarque que sa femme est un peu déçue en ressortant de la pièce embuée, une serviette nouée autour de la poitrine. C’est ce moment qu’il choisit pour entrer en scène, la saisissant par le bras d’une main ferme, l’entrainant ainsi sans ménagement vers le lit conjugal. Dans l’obscurité, un gémissement se fait entendre, alors que le corps de la belle entre en contact avec les draps frais. Elle sait ce qu’elle doit faire. Immobile, elle attend.
Allongée sur le ventre, les cheveux encore humides éparpillés autour de sa tête, elle respire bruyamment. On devine son excitation qui grandit à mesure qu’elle l’entend s’affairer à différents endroits de la pièce. Puis ses poignets se retrouvent rapidement liés par un foulard. D’une onde puissante qui traverse son abdomen elle lâche un autre gémissement sonore. L’envie se nourrit. Il se met à califourchon sur son dos et se penche sur son cou pour le mordiller, le lécher, l’embrasser. Toujours enfoui sous la chevelure à peine mouillé, le visage de sa femme est à peine visible.
Il redescend lentement le long de son dos, glissant ses jambes autour d’elle. Ses lèvres, sa langue et ses dents accompagnent sa descente, jusqu’à arriver au début d’une fente merveilleuse. Il prend un instant pour apprécier le galbe rebondi des fesses qui s’offrent à lui, puis les écarte sans autre forme de procès. Il met ainsi à découvert ce qui l’obsède depuis le début de la journée. Là, sous ses yeux, légèrement ambrée, une étoile palpitante. Il jette un regard plus bas. Son oeil avisé détecte les premiers fluides perler autour du sexe de sa femme. Une envie irrépressible de s’en délecter le prend et il ne se prive pas de ce plaisir, ce qui ne manque pas de créer une réaction chez sa partenaire, mi-souffle mi-mot.
Il prend un plaisir sans fin à lécher ce sexe encore fermé, divinement parfumé. Sa langue remonte lentement le long du périnée, puis s’affaire sur l’étoile tant convoitée. Au début large, il arrondit son organe pour titiller l’entrée de l’anus qui tremble sous ses assauts. Lentement, sûrement, il entame une pénétration en règle qui met en route la machine à ondulations. Sa partenaire se déhanche au rythme des assauts buccaux et accompagne cette danse par une respiration haletante. Elle tend son cul pour signifier qu’elle a envie de plus. D’un doigt, il va chercher au creux du sexe humide un peu plus bas de quoi lubrifier sa prochaine activité.
Il fait doucement courir son index largement mouillé sur la peau sensible jusqu’à plonger dans l’obscurité sans plus d’égard. Sa femme se redresse, pousse un cri de surprise et de plaisir mélangés, puis se rallonge pour savourer la suite des réjouissances. Sa main libre maintient les fesses ouvertes, et par contraste avec son arrivée dans les lieux, il bouge maintenant lentement en elle, plaquant ses autres doigts sur sa peau, formant ainsi une coupe au dessus de son anus. Il va loin, le plus profondément possible. Les râles de sa partenaire l’excitent de plus en plus. Son membre déjà solidement érigé devient plus dur encore, les veines saillantes. Il fait tourner son doigt maintenant, écartant les parois au passage, pour préparer le terrain.
C’est une suite de petits cris d’extase qui emplit la chambre d’un son mélodieux. Il attrape de sa main libre un flacon de lubrifiant et en fait couler un peu autour de son index en action, qu’il ressort afin d’étaler correctement le produit autour de l’étoile, presque en ébullition désormais. Il positionne deux doigts à l’entrée de cet anus qui ne demande que ça, secoué par les mouvements du bassin de sa propriétaire. Avec un plaisir profond, il s’immisce au fond de la cavité en attente. Sa femme enserre ses doigts avec passion et il aime ça. Il commence à la branler des deux côtés, une main s’occupant de son cul et l’autre plongeant trois doigts dans son sexe. Les râles se font plus bruyants et le corps de la belle a bien du mal à rester en place.
Soudain, c’est lui qui ne tient plus. Victime de ses agissements, il est au bord de l’implosion. Il désire ardemment la pénétrer pour ressentir encore plus de plaisir, prendre son cul comme la plus belle des forteresses. Il dégage ses mains qu’il pose de part et d’autre de la tête échevelée, puis entreprend de titiller l’étoile ambrée avec sa verge raide comme un piquet. L’entrée est malléable, après avoir été travaillée comme il se doit, il est même tenté de rentrer directement en elle, de prendre son cul comme il en rêve depuis des heures. Mais il n’a pas envie de lui ôter ne serait ce qu’un gramme de plaisir. Alors il se redresse et se met à genoux. Consciencieusement, il se branle en appliquant le lubrifiant qui permettra à chacun de prendre son pied sans distraction.
Toujours immobile et haletante, sa femme attend sagement le dénouement. Il la fait se mettre à quatre pattes, admirant une nouvelle fois l’élégance de ses courbes, de son sexe ainsi offert, hésite même un instant à changer de trajectoire. Mais non, il n’y tient plus, il a besoin de réaliser son fantasme du jour, et rapidement. Une main sur la cambrure des reins postée devant lui, l’autre autour de son membre, il entreprend son voyage vers le plaisir ultime. Il joue avec son gland sur l’étoile, qui s’ouvre spontanément de manière imperceptible. Il fait entrer le bout de sa queue, arrachant un gémissement à sa compagne, puis la ressort. Il aime cet instant entre deux, quand l’envie de prendre est très forte, presque jouissive, à la limite de la frustration. Il reprend le mouvement, et cette fois, entre en elle, centimètre après centimètre.
Un long râle accompagne la progression. Si l’on tend bien l’oreille, on s’aperçoit que le râle est un mélange de deux voix. Sa partenaire, en levrette, a les jambes qui vacillent. Il la maintient fermement, n’ayant plus besoin de tenir son membre, maintenant bien au chaud dans l’ombre. Il reste ainsi quelques secondes, savourant un peu comme une victoire la pénétration qu’il a profondément réalisée. Les bras de sa femme lâchent, elle se retrouve alors le cul en l’air, parfaitement disposé à recevoir ce qui l’attend. Il recule, lentement, observant avec fascination son membre réapparaitre, puis disparaitre au rythme de ses coups de rein. Le cul qui l’accueille est confortable et orgasmique. D’ailleurs, ce dernier s’annonce. Il s’émerveille encore de la rapidité avec laquelle un cul peut le faire jouir.
Il profite des ces longues minutes de plaisir contenu qu’il arrive quand même à maintenir, enjoignant sa partenaire à se caresser en même temps. Ils respirent fort l’un et l’autre, se répondant de râles en gémissements. Il n’y tient plus, entendre sa femme ainsi fait grimper d’un cran la jouissance qui n’attend que ça. Il se laisse alors complètement aller, augmentant la rapidité et la puissance de ses mouvements, afin d’apprécier chaque secousse de son orgasme. Plus c’est fort, plus c’est bon. Il s’active ainsi et entend sa partenaire crier son extase, libérant ainsi la sienne. Dans un flot de mots sans équivoque, il se lâche en elle, jouissant au plus profond de son cul, sans autre mouvement que les spasmes de sa queue. Il se sent palpiter contre la peau de sa femme, douce cerise sur le gâteau de son plaisir du soir…
La Chambre des Secrets (1)
février 9th, 2011 § 15 Commentaires
Des tracas, des coups de gueule, de l’orgueil à revendre et un grand besoin de se détendre… Extinction des feux, donc. Puis un plongeon salutaire dans un lit, bien au chaud, sur des oreillers moelleux. Et accompagnée. Il s’appelle Monsieur. Juste Monsieur. Et comme il n’a pas de bouche pour protester, pas d’autres membres que le central pour s’agiter, on ne lui demande pas son avis.
Exténuée, mais la nécessité de décompresser… comment ? Avec du plaisir. Habituellement, elle préfère, en solitaire, ne faire qu’avec le naturel. Mais ce soir, et ne sachant pas où les envies allaient l’emmener, un petit flacon bleu trouve sa place à côté du lit, pour tenir compagnie à Monsieur, le temps que la demoiselle s’installe confortablement, nue, dans ses draps tièdes.
Un ballet de caresses débute, pour prendre la température de sa peau, de ses envies. Elle fait courir ses mains sur son corps, effleurant ses seins, ses épaules, son ventre, le haut de ses cuisses. Jouant un peu au passage avec les os de ses hanches, de ses côtes, dessinant leur chemin à l’aide d’un doigt. Une légère chaleur monte, savoureuse. Elle attrape Monsieur fermement, lui colle une minuscule noisette, à peine ce qu’il faut pour une exploration en surface, du produit délivré par le flacon bleu. Elle se rend compte au même moment que, comme à son habitude, le gel est superflu dans ces eaux-là. Sa danse manuelle l’a déjà préparée.
D’abord inerte, Monsieur se met à vibrer légèrement entre ses mains. Elle glisse promptement son accompagnateur vers l’endroit qui le réclame tant, complétant une excitation déjà bien installée. Quelques caresses en surface, titillant tout ce qui peut l’être au passage, grâce à des applications verticales douces mais fermes. A l’aide de mouvements bien choisis, une vague de chaleur commence son cheminement intérieur. Son corps ondule imperceptiblement, mais le courant qui l’habite se fait aussi sonore. Elle laisse entendre quelques gémissements de plaisir, fugaces, presque inaudibles.
Lentement, les vibrations continuent leurs effets. Elle devient plus humide encore, s’ouvre, sans même s’en apercevoir. Elle ressent l’air qui chatouille son intimité mouillée, comme un visiteur inattendu. La sensation fait redoubler son excitation. Sa main fait glisser Monsieur directement où il souhaite aller, où elle souhaite qu’il aille, la prenant en profondeur dès la première incursion. Elle en crie de plaisir et de surprise. Un son, unique, fort, chargé de tension sexuelle.
Sa main ne bouge plus, Monsieur calé à l’intérieur, elle laisse les vibrations augmenter la sensibilité de son sexe, tout entier. Elle en augmente sans même y penser l’intensité, envoyant presque trop vite des ondes de plaisir qui la traverse de part en part. Sa main gauche étreint un t-shirt noir et le ramène à son visage de temps à autre, pour qu’elle puisse s’enivrer de son odeur. Sa main droite reprend ses va-et-vient intérieurs. Monsieur ressort prendre l’air, ce qui finit de lui faire cambrer les reins. Elle ne tient plus, ses habiles caresses, longues et appuyées, la mette au bord de l’explosion. L’orgasme est tout proche, mais elle ne continue pas.
Elle laisse glisser sa main et son accompagnateur vers le bas, doucement, le contact du silicone mélangé à ses fluides facilite les mouvements. Elle s’entend râler, à peine plus qu’un murmure, et l’appeler, lui. Elle comprend qu’elle va explorer un endroit qu’elle n’a pas l’habitude de fréquenter seule. Elle prononce son prénom, comme lorsque son souffle réchauffe son cou à lui en donner la chair de poule. Sa main sait parfaitement où elle se dirige, alors avec précaution, Monsieur titille une entrée encore inconnue pour lui.
Avec ses vibrations, c’est tout simplement magique, comme un sésame, rien ne lui résiste. Avant même d’explorer en profondeur, il revient vers le haut, excitant son clitoris, redescend, plonge entre ses lèvres pour ressortir aussitôt, puis descend plus bas encore, une nouvelle fois. Le téléphone se met à sonner, un sms, tendre, plein d’amour… elle soupire. Et un éclair de lucidité lui traverse l’esprit : si elle veut aller plus loin, elle doit prendre les précautions nécessaires.
Elle s’empare du flacon bleu et fait sortir assez de gel pour en imprégner Monsieur de haut en bas, tout en prélevant ce qu’il faut pour préparer le terrain. Elle n’a pas l’habitude de sentir ses propres doigts masser cet endroit et elle est surprise de l’effet procuré. Elle pense à lui, à ce qu’il lui a déjà fait, à ce que ça lui a fait, à ce qu’elle a dans les tripes rien que d’y repenser. Elle n’est plus que fièvre, partagée entre l’envie de l‘appeler, de lui en faire profiter et le désir de vivre cette première expérience seule, juste avec ses propres ressentis.
Elle opte pour la seconde, ne sachant pas très bien comment expliquer ce qui l’a menée jusque là. Et elle entre en action… Après quelques mouvements invasifs, elle se rend compte que la position n’est pas confortable, allongée sur le dos, les jambes (et le reste) ouvert(es), ne facilite pas ce qui la tenaille depuis un petit moment. Elle se met sur le côté, jambes repliées et jointes et elle commence à explorer, doucement. Il y a une résistance, elle reste attentive, elle ressent énormément de choses, frustration de ne pas le partager (finalement), plaisir immédiat, excitation de la suite.
Elle lâche le t-shirt qu’elle avait repris en main pour prendre le téléphone, le repose, ce qui commence à l’envahir est trop fort… il n’y a plus de résistance, et elle le bénit d’avoir eu la présence d’esprit d’acheter ce petit flacon bleu… Elle commence avec un mouvement doux, souple et droit, instinctif. Comme pour ne rien gâcher. Les sensations sont très différentes de ce qu’elle connait habituellement, et en même temps procurent autant, si ce n’est plus, que lorsque Monsieur plonge en terrain connu.
Elle se rend vite compte que tout est facile, elle ne s’y attendait pas, ce qui décuple son plaisir, et lui prend littéralement le ventre, elle s’entend, elle n’est plus du tout silencieuse, ce qui n’arrive jamais lorsqu’elle est seule. Elle prononce son prénom plusieurs fois, comme pour le matérialiser devant elle, là, tout de suite, elle a envie qu’il soit en elle, ici ou par la voie qu’il connait mieux, peu importe, elle a envie de lui. Une pincée de frustration plus tard, elle se rend compte que Monsieur est comme chez lui, et qu’il lui rend son bien-être au centuple. Elle est ravagée de l’intérieur, se met à genoux, à peine consciente de ce qu’elle fait, et commence des va-et-vient longs et doux.
Elle donnerait n’importe quoi pour qu’il soit là, sous elle, à sa place… tout en ne sachant pas comment il réagirait… alors elle continue à se donner du plaisir, sans plus y penser, et tombe sur le lit, les fesses en l’air, toujours plus réceptive. Elle continue ses mouvements, ils doivent être faits tout en douceur, longs, pour que ce soit bon : l’excitation le lui a appris rapidement…
La joue contre l’oreiller, elle libère sa main gauche qui va caresser l’endroit qui la fait grimper le plus vite, faisant gonfler son clitoris déjà bien bandé. Elle sent que quelque chose approche. Colossal. Elle veut être prête pour en savourer chaque seconde, chaque onde. Elle change de main, la gauche continuant ses mouvements longs et doux, la droite plus vive, l’excitant au possible… ce qui se passe alors est indescriptible. En à peine quelques secondes, elle a l’orgasme le plus bouleversant qu’elle ait jamais eu. Des voix imaginaires se mêlent à ses cris de jouissance, de l’électricité se mélange à la chaleur qui l’habite, un tremblement de terre la secoue comme une poupée de chiffon.
Elle en retombe à plat ventre sans plus aucune énergie, les spasmes qui lui contractent le sexe sont d’une intensité incroyable, se diffusent dans tout le reste de son corps, comme de suaves rappels, du plaisir dans le plaisir, des sensations orgasmiques nouvelles, intenses et troublantes. Elle s’endort dans la seconde qui suit, Monsieur dans la main gauche et sa main droite encore entre les jambes…
Bienvenue dans mon nouvel espace…
février 3rd, 2011 § 24 Commentaires
Certains me connaissent déjà sous le nom de Succuba… d’autres me découvriront au travers de ces pages… Pour les “habitués”, mon écriture n’a pas changé, en tous cas, je le souhaite… elle tentera de continuer à livrer, avec ou sans pudeur, des mots gorgés de séduction, de plaisir, d’ardeur…
Pour démarrer cette délicieuse nouvelle aventure, je vais faire ce qu’on appelle du “réchauffé”, et publier mes écrits déjà en ligne sur mon premier terrain de jeu, qui va bientôt fermer ses portes… ainsi, toute ce que je peux vous offrir sera réuni dans un seul et même endroit… et vous pourrez, pour certains, redécouvrir mon univers. J’alternerai donc, entre anciens textes (rubrique “Les folies d’une Succube”) et les nouvelles lubies…
Amusez-vous bien !
Plume d’E.